Le problème avec ces « ex-musulmans » médiatiques, c’est le fait qu’ils soient devenus à ce point violents et haineux envers leur ancienne religion. A contrario, nous avons rarement vu des ex-chrétiens ou des ex-juifs venir insulter à ce point leur ancienne religion, après s’être convertis à l’islam. Quel est donc l’intérêt d’une telle entreprise si ce n’est qu’elle est sous tendue par la volonté de participer à cette dynamique subversive sioniste de diabolisation de l’islam et des musulmans pour faciliter la colonisation des terres palestiniennes !

Ma foi, s’ils ont trouvé le bonheur et la paix dans leur nouvelle religion grand bien leur fasse et nous ne pouvons qu’en être heureux. Sauf que cette manie pathologique à ne vouloir parler que de l’islam à longueur de journées ne peut être que malsaine. Il faut également rappeler qu’un grand nombre de comptes sur Internet sont des faux comptes ouverts par la fameuse hasbara sioniste à des fins subversives.

Pour finir, croient-ils sincèrement qu’ils peuvent changer quoi que ce soit au cours naturel des événements de notre planète en essayant vainement de discréditer une religion qui a 14 siècles d’existence et 1,5 milliard de fidèles ? C’est totalement absurde, un non-sens. Que chacun croie en ce qu’il veut, que chacun s’occupe de sa  propre personne et le monde ira beaucoup mieux.


Venu d’Allemagne et du Royaume-Uni, le mouvement « #ExMuslim » se développe en France.

Ces anciens musulmans défendent leur droit à l’apostasie et à la critique de l’islam. Jusqu’à flirter avec l’extrême droite ?

Ici, c’est une femme qui a quitté l’islam pour « Jésus » et subit depuis d’incessantes « agressions physiques et verbales ». Là, une autre qui s’est détachée de la religion mais continue de porter le voile en présence de son mari. Ou une jeune lesbienne de 16 ans qui ne se sent plus musulmane et dont le père lui a « juré [qu’elle irait] en enfer » après son coming out. Ces témoignages d’anciens musulmans, « apostats de l’islam », foisonnent sur les réseaux sociaux, souvent accompagnés du mot-clé #ExMuslim.

Déjà structuré à l’étranger, le mouvement émerge en France mais reste méconnu, même si des figures, comme l’ex-journaliste de « Charlie Hebdo » Zineb El Rhazoui, s’en revendiquent. Le but de ces « ex-musulmans » ? Défendre la liberté de conscience et le droit à critiquer non pas seulement l’islamisme mais l’islam tout court. Même si cela leur vaut souvent, en France, d’être récupérés par l’extrême droite…

Liberté de critiquer la religion

Les premiers de ces « repentis » se manifestent en Allemagne et au Royaume-Uni en 2007, à l’initiative des Iraniennes Mina Ahadi et Maryam Namazie. Depuis, ces deux branches pionnières sont restées au centre du réseau international. En l’espace de douze ans, au moins 25 « conseils des ex-musulmans » ou équivalents ont émergé dans le monde. Si chaque antenne est « autonome », précise Maryam Namazie, les nouveaux « affiliés » doivent adhérer à un manifeste commun. Ce texte affirme vouloir « briser le tabou de l’abandon de l’islam mais également […]


Photo d’illustration : une des figures du mouvement des #ExMuslims, l’ancienne journaliste de « Charlie Hebdo »  Zineb El Rhazoui (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Célia Mebroukine et Timothée de Rauglaudre
L'Obs
24 novembre 2019