arnaud Mimran, Samy Souied (assassiné) et Marco Mouly


mimran-habibLe procès de cette arnaque du siècle est rocambolesque et laisse paraître clairement l’immense pouvoir occulte de la mafia juive : complicité avec la police (affaire Neyret…), complicité avec les greffes des tribunaux de commerce qui publient des Kbis à capital élevé sans avoirs correspondants  en contrepartie, proximité avérée et prouvée d’Arnaud Mimran avec B. Netanyahou dont il a financé des campagnes électorales selon Mediapart et Haaretz… D’ailleurs devinez qui est un ami intime d’Arnaud Mimran ? Meyer Habib, pardi ! Pour être précis, l’ami intime de Meyer Habib est accusé d’« enlèvement et séquestration », « extorsion en bande organisée », « association de malfaiteurs » et « blanchiment » ! Très joli pedigree, en effet…

Selon Mediapart, la police travaille main dans la main avec ces réseaux mafieux puisqu’ils ont découvert la : « révélation d’informations confidentielles à des suspects, rencontres physiques en dehors de toute procédure, courriels de la brigade criminelle qui se retrouvent entre les mains d’escrocs, pistes d’enquêtes connues en temps réel par des réseaux délinquants » ! Mimran et ses comparses étaient au parfum de tout ce qui se faisait au sein des services de police ! Même la DCRI était dans le coup selon lui, ce qui nécessitera, la comparution dans cette affaire de B. Squarcini en tant que témoin.

Bref, c’est effectivement l’arnaque du ; pourtant Éric Zemmour est toujours silencieux face à ces escroqueries de haut vol malgré leurs répétitions, entre les Bénichou et Alzra à Lyon et les Bellevillois Mimran, Bellaïche, Mouly… ! Sans oublier le trafiquant de cocaïne Y. Dacheville… Allez mon p’tit Éric, un petit billet de ton cru pour dénoncer les méfaits et crimes de cette mafia juive.


C’est l’ennui avec les « seconds couteaux » : après la débâcle, ils peuvent parfois se révéler à double tranchant. Mercredi 4 mai, le tribunal correctionnel de Paris auditionnait Patrick Bellaiche, 58 ans, un de ces seconds rôles dans l’affaire de vaste escroquerie à la TVA sur le marché des quotas d’émission de CO2 au cours de laquelle 283 millions d’euros auraient été détournés.

D’emblée, l’homme, costume sombre légèrement chiffonné, petites lunettes, voix rocailleuse, reconnaît ses torts : il a bien vendu deux de ses sociétés, Sepi et Cétose, aux organisateurs présumés de la fraude, en sachant pertinemment que ces derniers allaient les utiliser pour commettre une escroquerie, et en maintenant à la tête de ces deux structures ses deux nièces comme gérantes de paille. A la barre, l’intéressé dit vouloir prendre ses responsabilités. Il aimerait seulement que l’un des prévenus, Marco Mouly, considéré par les juges d’instruction comme l’un des trois organisateurs présumés de la fraude, aux côtés de feu Samy Souied, assassiné par deux hommes en scooter en septembre 2010 à Porte Maillot et d’Arnaud Mimran, ancien financier des beaux quartiers, en fasse autant : « Il paraît que c’est un grand monsieur. Il doit prendre ses responsabilités et doit mettre chacun à sa place », lance-t-il en se tournant vers Marco Mouly qu’il présente comme « le plus grand apporteur d’affaires de tous les temps ». Un compliment dont l’intéressé, impliqué dans plusieurs affaires d’escroqueries à la TVA, se serait bien passé.

« C’était plus difficile d’aller voler une pomme »

Depuis le début des audiences, « Marco l’élégant » comme on le surnomme, est la grande vedette des débats. Mise soignée, ligne affinée, teint hâlé, l’homme, né à Tunis en 1965, n’hésite pas à intervenir, couper le président Peimane Ghaleh-Marzban, contredire un avocat, même les siens, interpeller les procureurs, non sans une certaine truculence. Avant de faire amende honorable quand le président le rabroue :
« C’est vous le patron, monsieur le président ».

Mais sous le bronzage et les intonations bellevilloises de Mouly, pointe aussi une certaine inquiétude : « Je joue ma vie ici », lâche-t-il ainsi au président. Sa ligne de défense : il n’a pas participé à l’arnaque. Il aurait seulement ouvert des comptes dans les banques, en raison d’une dette à l’égard de Samy Souied, une vieille connaissance originaire comme lui de la communauté juive de Belleville : « Moi, j’ai voulu faire le carbone. C’était de l’oseille, beaucoup d’argent et c’était cadeau. C’était plus difficile d’aller voler une pomme que de faire n’importe quoi dans le carbone », explique-t-il. Mais, selon sa version, ses comparses se seraient méfiés de lui. Ils ne l’auraient finalement pas associé à la fraude.
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A la barre, Patrick Bellaiche raconte, lui, une histoire différente. L’homme est un joueur compulsif. Une addiction qui a fait péricliter plusieurs de ses affaires par le passé et lui a valu des soucis judiciaires : il avait régler une dette de jeu avec un virement effectué depuis le compte de son entreprise. Lui-aussi vient de Belleville. Il connaît bien Samy Souied et avoue avoir fait de la décaisse pour lui lorsque ce dernier donnait dans les arnaques aux fausses publicités. En juin 2008, Bellaiche part en week-end avec Souied. Il lui fait part de ses problème d’argent. « Samy me dit que Marco a un plan pour gagner beaucoup d’argent, raconte-t-il. Je lui ai répondu que je les connaissais les plans à Marco. Il n’y a jamais rien à manger pour les autres ».

« J’ai touché 500.000 euros en espèces »

Quelques mois plus tard, en septembre 2008, Souied lui reparle du « plan ». Bellaiche refuse une nouvelle fois mais propose de lui vendre ses deux sociétés : Sepi et Cétose, deux entreprises spécialisées dans les plateformes d’appel qui végètent. Pour mettre en place l’escroquerie et ne pas éveiller les soupçons, les aigrefins avaient besoin de sociétés avec une certaine ancienneté. »Pour le vente, j’ai touché 500.000 euros en espèces et l’effacement d’une dette de 200.000 euros », affirme Bellaiche. En 48 heures, le Kbis de ses deux sociétés, désormais pilotées par des proches de Souied, changent du tout au tout. L’objet social est modifié. Leur capital initial de 7.500 euros passe soudainement à 50 millions, sans que les escrocs aient pourtant avancé la somme : « Ils avaient une combine avec les greffes. Ils avaient besoin d’un gros capital pour que les banques les prennent au sérieux ».

Sur l’organisation de l’équipe, Bellaiche affirme que « le patron, c’était Samy. Mais le réseau, c’était Marco, c’était le chef de projet ». Et celui-ci d’ajouter : « Souied n’a jamais fait d’escroquerie à la TVA, il n’y connaissait rien. Marco, c’est un professionnel de la TVA ». Selon Bellaiche, c’est ce dernier qui aurait apporté les autres sociétés, recruté les gérants de paille, ouvert les comptes en banque à Chypre ou Hong-Kong. Une version que conteste Marco Mouly : « Pourquoi je me serais associé avec Samy pour avoir seulement 40% des bénéfices (NDLR : selon les estimations des juges d’instruction), si je sais comment ouvrir un compte, si j’ai le courtier et les gérants », demande Mouly à la barre.

« Samy se vantait d’avoir gagné 200 millions d’euros »

Entre les deux hommes, les échanges sont tendus. Les anciens amis qui avaient l’habitude de jouer à la belote ensemble ont changé de jeu. Mouly accuse Bellaiche de l’avoir appelé la veille de l’audience au téléphone.
« Il m’a dit : ‘Si tu veux que je ferme ma gueule, tu me donnes de l’argent. Sinon, je vais dire que c’est toi’. J’ai l’enregistrement. Il sera là la semaine prochaine », assure Mouly.

Selon ce dernier, Bellaiche aurait rejoint le camps de son pire ennemi, Gilbert Chilkli, un escroc réfugié en Israël, inventeur de l’arnaque au président qui a inspiré le film « Je compte sur vous » avec Vincent Elbaz. Les avocats de Mouly notent quant à eux que la version de Bellaiche diffère de ses premiers interrogatoires.

De son côté, Bellaiche qui conteste le chantage, assure par ailleurs que Marco l’a agressé verbalement en compagnie de trois personnes dans un bar tabac voici trois mois. « C’est un dossier où se balade beaucoup avec des sportifs qui font de la boxe », note avec humour le président ajoutant que la violence « rode » autour de cette affaire. Dans le dossier, les coups de pression sont nombreux. Tout comme les entourloupes. L’argent a attisé les convoitises et les querelles entre les anciens associés. « Lors de dîners, après un petit whisky et un pétard, Samy se vantait d’avoir gagné 200 millions d’euros », raconte Bellaiche. Une partie de l’argent, 40 millions, Aurait ainsi été planqué dans le jardin d’un de ses cousins à Jérusalem. Un religieux. « Samy lui avait promis un million d’euros pour sa Yeshiva ». Où se trouve aujourd’hui l’argent ? La veuve de Souied en aurait récupéré la majeure partie, selon le prévenu. Mouly, lui, affirme s’être fait voler 900.000 euros par un gérant de paille, Frédéric Sebbag. « Il fait 1m50 et c’est un ancien coiffeur. Il n’aurait pas pris le risque de froisser Mouly ou Souied », rétorque Bellaiche.

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