Excellent article de Panamza dans lequel on comprend qui dirige la France. Concernant le pitre Hollande, ce n’est qu’une bourde supplémentaire à ajouter à sa présidence déjà ratée. Ce qui dérange au plus haut point c’est l’absence totale de réaction des politiques algériens comme toujours.

INFO PANAMZA. Lundi soir, le président de la République a laissé échapper une étrange plaisanterie au sujet de l’Algérie. La preuve en images.

Férue de petites phrases politiques, la presse écrite et audiovisuelle, récemment conviée à l’Élysée pour une cérémonie communautaire, n’a pourtant pas rapporté un curieux propos prononcé par le chef de l’État. Nulle autocensure en la matière : peut-être faut-il y voir, plus simplement, le signe d’une indifférence qui pourrait s’expliquer par l’homogénéité socioculturelle des journalistes présents.

La scène s’est déroulée au soir du lundi 16 décembre. Sous les dorures de l’Elysée, un anniversaire est célébré : les 70 ans du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France). Avant de prononcer son allocution chaleureuse de bienvenue, François Hollande a visiblement tenu à égayer l’atmosphère en adoptant son style facétieux.C’est ainsi qu’à travers Manuel Valls, présent dans la salle (comme l’ont été Christiane Taubira, Anne Hidalgo et, entre autres convives, le journaliste Jean-Pierre Elkabbach), le chef de l’Etat a semblé improvisé une étrange plaisanterie. Après avoir fait remarquer que le ministre de l’Intérieur devait bientôt partir en Algérie, il fut immédiatement corrigé par l’intéressé qui lui précisa en être revenu. Répliquant à cette rectification, François Hollande a alors affirmé, sourire aux lèvres, que son ministre s’en était donc retourné « sain et sauf ». Avant d’ajouter aussitôt : « C’est déjà beaucoup !»

Une partie de l’audience a visiblement apprécié la blague si l’on en juge par les rires audibles dans l’extrait suivant (visible à partir de 0’16).

Comme huit de ses collègues du gouvernement, Manuel Valls s’est effectivement déplacé en Algérie, en fin de semaine dernière, pour une visite d’ordre économique. Le pays n’avait connu aucune émeute ou manifestation sanglante. Pourquoi, dès lors, suggérer que l’Algérie serait un territoire duquel on pourrait ne pas revenir « sain et sauf »? Mystère.

Et ce n’est pas dans la suite de son discours -particulièrement révérencieux envers le Crif, une organisation de plus en plus décriée pour son alignement systématique sur la politique d’Israël- que cette énigme relative aux périls de l’Algérie s’est éclaircie.

Il faut également souligner ici un détail éloquent : « le texte intégral du discours », disponible sur le site de l’Elysée, omet précisément ce passage (« sain et sauf ») tandis qu’il conserve pourtant d’autres improvisations (comme celle, hors-sujet, à propos du « bonheur de retrouver » Christiane Taubira). Notons également un autre élément qui en dit long sur les hommes de l’ombre à l’Elysée: le seul passage au cours duquel François Hollande a fait preuve d’une légère insolence a été gommé. S’adressant à Roger Cukierman, président du Crif, le chef de l’Etat a été un brin taquin :

C’est ce qui explique sans doute la liberté qui a toujours été la vôtre, encore aujourd’hui Monsieur le Président, car quand vous avez des choses à dire, vous les dites et vous les dites librement, franchement, sincèrement, bruyamment et nous vous écoutons.

Comme tout citoyen peut le constater en consultant la retranscription du site de l’Elysée, le mot « bruyamment » (audible à 4′ de la vidéo et source de quelques rires -crispés?- dans l’assemblée) a disparu du compte-rendu officiel. En loucedé, serait-on tenté d’ajouter.

Reste à savoir quelle sera, au printemps 2014, la réaction -notamment- des dizaines de milliers d’électeurs français d’origine algérienne vis-à-vis de ce qui ressemble fort à une blague douteuse de fin de banquet arrosé.

Un banquet comme celui-ci, par exemple, au cours duquel un certain François Hollande avait déjà exprimé des propos étranges qui devaient – dans un monde médiatique idéal- rester confidentiels.

Hicham HAMZA