Le mouvement des #GiletsJaunes prend une autre tournure puisqu’il n’est plus question aujourd’hui d’aller manifester sur les Champs-Élysées mais d’appeler au blocage des frontières. Il serait intéressant également d’appeler à une grève générale car c’est bien la pire crainte des gouvernants, l’arrêt de l’économie, le cauchemar du CAC 40. Il est également intéressant de réfléchir sur le blocage de ces grandes firmes qui ne paient pas d’impôts en France… Ils y a mille et une façon de protester intelligemment contre le désastre politique actuel en appuyant là où ça fait mal et de surcroît de manière totalement pacifiste.


L’appel au blocage des frontières, lancé pour samedi 22 décembre par les « gilets jaunes », connaît une puissante résonance dans les Pyrénées-Orientales où s’organise un acte VI d’ampleur espérée nationale.

Direction, le péage du Boulou.

Le mot d’ordre est national. Clair et net. Pour le sixième samedi de mobilisation, ce week-end des samedi 22 et dimanche 23 décembre donc, les « gilets jaunes » ont décidé de prendre le contrôle des frontières. Objectif : « Bloquer tous les camions à l’import comme à l’export », vise « La France en colère », le collectif fondateur de la protestation.

Destination les P.-O. pour tous les « gilets jaunes »

À cet effet, Priscilla Ludosky et Éric Drouet, deux figures historiques du mouvement hexagonal, ont appelé les troupes à opter pour des organisations régionales. Hauts-de-France, Alsace, Bretagne, Auvergne Rhône-Alpes… Et forcément Occitanie.

Destination les Pyrénées-Orientales pour tous les « gilets jaunes » du territoire, invités à envahir comme un seul homme l’autoroute A9 de la barrière de péage du Boulou au Perthus. Sans oublier la départementale 900, côté route.

Des bus affrétés

À trois jours du rendez-vous, l’action de force ainsi se profile. Massive ? « On sait déjà que des bus seront affrétés depuis Montpellier, Albi Castres, Montauban, Toulouse et Nîmes. Narbonne devrait également venir mais ils nous rejoindront en voiture » annoncent plusieurs…


Corine Sabouraud – Midi Libre

Source : L’Indépendant