Cette information publiée par le journal Le Monde démontre encore une fois à quel point le régime Macron est à la dérive. Lorsque l’on voit un procureur travestir les faits pour protéger le président, on se dit et on comprend que nous ne sommes plus dans un état de droit et que maintenant les dés sont pipés. Rappelons qu’il s’agit tout de même de la charge ultra violente des forces de l’ordre sur une mamie Gilet jaune, ce qui l’a conduit à l’hôpital dans une situation grave qui aurait pu lui être fatale ! Mentir au peuple à ce point lorsque l’on est procureur de la république devrait être très sévèrement sanctionné. D’autant que tout le monde a pu voir la charge sur les vidéos qui montrent des policiers  piétinant la pauvre dame au sol. Du coup, on se demande comment ce procureur a-t-il pu oser affirmer qu’elle n’avait pas été touchée ! Cette mauvaise foi et ce culot ne peuvent s’expliquer que par un état d’esprit général, une protection qui viendrait des plus hautes sphères de l’État et qui garantirait l’absence de conséquences.


Jean-Michel Prêtre, le procureur en charge de l’affaire Geneviève Legay a été entendu à la demande du directeur des services judiciaires.

« L’homme du président. » Jean-Michel Prêtre, le procureur de Nice qui était initialement en charge de l’affaire Geneviève Legay, du nom de cette septuagénaire gravement blessée par une charge policière lors d’une manifestation interdite des gilets jaunes à Nice en mars, a fait des déclarations étonnantes lors de son audition auprès du directeur des services judiciaires, détaille Le Monde.

Pour rappel, après les événements du 23 mars, Jean-Michel Prêtre avait dans un premier temps assuré qu’il n’y avait pas eu de contact entre Geneviève Legay et les forces de l’ordre, avant finalement de changer d’avis quelques jours plus tard. Cela ne l’a pas empêché de confier l’enquête à la compagne du commissaire chargé des opérations. Autre élément curieux, il a été révélé par Mediapart que le procureur était présent lui-même au centre de supervision urbain au moment de la charge, laquelle a par ailleurs été jugée « disproportionnée » par des gendarmes présents sur place.

Entendu sur ces éléments en avril à la demande du directeur des services judiciaires, révèle Le Monde, Jean-Michel Prêtre a expliqué ne pas avoir voulu mettre Emmanuel Macron en porte-à-faux avec des versions dont les divergences seraient trop importantes » et ce,  de sa propre initiative. Le 25 mars, le président de la République avait assuré dans un entretien à Nice-Matin, en amont de la conférence de presse du parquet, que Geneviève Legay n’avait pas été bousculée par un membre des forces de l’ordre.

Pour l’avocate de la septuagénaire, Mireille Damiano, également interrogée par le quotidien du soir, cette défense dénote d’une porosité : « un procureur n’a pas à protéger qui que ce soit, fût-il le président de la République…


Photo d’illustration : Jean-Michel Prêtre, le procureur de Nice a été entendu par le directeur des services judiciaires en avril. AFP

HuffPost

24 juillet 2019