Qui eût cru, qu’en France, en 2019, on pourrait condamner à de la prison avec sursis des manifestants qui crient leur colère face à un pouvoir autoritaire et liberticide ?! C’est pourtant ce qui est arrivé à ces trois Gilets jaunes à Besançon ! Demain, ce sera ce même Castaner et son patron Macron qui vont répéter ad nauseam que la France est le pays des droits de l’homme et des libertés ; ils sont même prêts à exporter leur modèle démocratique à coups de bombardements massifs et de coups d’État dans le monde entier…


Pour avoir scandé « Castaner assassin », trois Gilets Jaunes de Besançon ont été poursuivis en justice, ils écopent de 2 mois avec sursis, pendant que Castaner continue à exécuter sa politique répressive et criminelle.

Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, inaugurait un commissariat de police à Besançon le 13 mars. Des Gilets Jaunes étaient alors présents pour l’accueillir et lui dire ce qu’ils pensent de sa politique. Au cours de la cérémonie trois d’entre eux se sont manifestés en scandant « Castaner assassin ! », étant assez éloignés, celui-ci ne les a sûrement pas entendus et ils ont vite été interpellés. Le Parquet de Besançon a ainsi décidé de les poursuivre en justice sans aucun autre motif : le 29 avril Frédéric Vuillaume, son épouse Marie-Christine et Kévin Binda passaient au tribunal.

Par ce « procès politique », on saisit bien que la Justice est intégrée au pouvoir, qu’elle sert directement ses intérêts. Le gouvernement tente effectivement de mettre un terme à la mobilisation, de la réprimer… pour cela il se sert de la violence physique, de son bras armé : la police, mais s’appuie également sur une justice de classe. Par là, ils veulent faire de quelques uns des exemples, cependant, les Gilets Jaunes ne se découragent et ne cèdent pas : ils répondent tous ensemble, solidaires et combatifs, revendiquant « l’honneur des travailleurs », c’est l’expression d’une classe qui s’oppose à l’autre défendant des intérêts antagoniques.

En ce sens les Gilets Jaunes étaient plus d’une centaine pour soutenir leurs camarades au Tribunal, en chantant « on est là ! » devant ses portes et forçant l’entrée pour…


Photo d’illustration : Crédit photo : MaCommune.info

Jahan Lutz – Révolution Permanente