La technique est très simple : on laisse faire les casseurs, on garde des détachements de CRS bien au chaud juste à proximité des Champs Élysées en feu, on ne les arrête jamais. Si possible, le président part au ski et son ministre de l’Intérieur s’amuse en boîte, alors qu’un très grand rassemblement est prévu à Paris depuis des semaines ! Ensuite on constate la casse, on traite les #GiletsJaunes de « casseurs » et « d’assassins » et on adopte la posture de gens responsables, outrés et choqués par tant de violence. Et comme ça tombe bien pour affaiblir le mouvement social, on interdit les manifestations et on réintroduit la répression violente et les mutilations via les LBD40… Trop facile !

Ils avaient déjà essayé le terrorisme, l’antisémitisme, l’homophobie… rien n’a fonctionné. Du coup, ils passent à la vitesse supérieure : la répression aveugle !!


Après les affrontements des Champs-Élysées, le premier ministre a annoncé le départ du préfet de police de Paris et la création d’unités « anticasseurs ». Il a déploré les « consignes inappropriées » qui ont conduit à « réduire l’usage » du lanceur de balles de défense.

C’est un aveu d’échec, et même d’un échec cuisant. Le premier ministre Édouard Philippe a annoncé, lundi 18 mars, le départ du préfet Michel Delpuech, à la suite des affrontements survenus, samedi, sur les Champs-Élysées, à l’occasion des manifestations de l’acte XVIII du mouvement des « gilets jaunes ». Le préfet éconduit sera remplacé, dès mercredi 20 mars, par Didier Lallement, le préfet de Gironde réputé à poigne. Ce dernier sera chargé de « renforcer » l’action policière face à ce qu’il a appelé « les militants des mouvances ultra ». […]


Mediapart