Non seulement le corps médical a brillé par son absence dans cette révolte sociale légitime des Gilets jaunes et ce, malgré une destruction catastrophique du système hospitalier français, mais il a fallu qu’il aggrave son cas en collaborant avec le régime macronien par la création et la tenue de ce fichier SI-VIC qui recense les blessés de chaque samedi ! C’est une honte et une tache indélébile qui va salir encore plus ce corps de métier qui est déjà mal en point avec les nombreux scandales sanitaires qui se sont multipliés ces dernières années.

Nous conseillons à toutes les victimes de ce fichage illégal de déposer plainte aussi bien au pénal que devant le Conseil de l’Ordre des médecins, au niveau des Chambres disciplinaires, cette faute professionnelle est extrêmement grave et elle doit être sanctionnée.


Les hôpitaux publics de Paris ont reconnu que le fichier « SI-VIC » avait parfois inclus « de manière inappropriée » des précisions de nature médicale.

La direction des hôpitaux publics de Paris a reconnu un usage « inapproprié » d’un fichier nominatif lors de la prise en charge de « gilets jaunes », mais se défend de tout fichage. Dans un communiqué publié mercredi 24 avril, la direction a expliqué que le fichier « SI-VIC », recensant les blessés pris en charge lors de grands événements, notamment les manifestations de « gilets jaunes », avait inclus des précisions de nature médicale pour plus d’une dizaine de patients, une pratique qu’elle entend « corriger ».

La semaine dernière, un « gilet jaune » blessé le 9 février avait annoncé qu’il allait déposer plainte contre X, soupçonnant un possible fichage « illicite » par l’hôpital parisien l’ayant opéré.

Plus d’une dizaine de cas 

Le fichier « SI-VIC » (système d’information pour le suivi des victimes), mis en place après les attentats de 2015 pour faciliter l’identification et la prise en charge des victimes, n’est censé comporter sur sa « page principale », « aucune ligne qui aurait pour objet ou pour effet de recueillir des informations médicales » a rappelé la direction de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Or selon le Canard Enchaîné de mercredi, qui a eu accès à des données issues de ce fichier, certaines des fiches concernées comportent, à la case « commentaire », des précisions sur le type de blessure, comme « Tir flash-ball: plaie arcade », ou « problème au poignet, suite coup de matraque selon le patient ».

« Dans quelques cas, la case ‘commentaires’ qui permet normalement aux équipes de mieux identifier le patient, notamment lorsqu’il n’est pas en situation de décliner son identité, a été remplie avec des informations à caractère médical (…) Nous n’aurions pas dû trouver cette information dans cette case du dispositif SI-VIC », a expliqué à franceinfo François Crémieux, le directeur général adjoint de l’AP-HP, qui mentionne « plus d’une dizaine » de cas…


Photo d’illustration : hôpital Georges Pompidou à Paris, le 31 juillet 2014. (image d’illustration)  (IMAGE POINT FR / AFP)