On vous laisse imaginer une petite seconde si ce journaliste était de nationalité russe et qu’il avait été matraqué par la police de Poutine lors de manifestations pour les droits des LGBT à Moscou ! Vous vous rendez compte du tollé que ça aurait produit en Occident ? Toutes les condamnations unanimes de nos politiciens et de nos pseudo penseurs humanistes… ! Un journaliste tabassé par la police en France lorsqu’il est question des Gilets jaunes passe à la trappe, même son corps de métier ne le protège pas et préfère gloser de longues heures durant à propos d’une altercation verbale visant Alain Finkielkraut !


« Alors que nous filmions, mon JRI a reçu plusieurs coups de matraque de la part d’un policier », a écrit le reporter Raphaël Maillochon, samedi, sur Twitter.

Les faits se sont déroulés à Paris, sur l’esplanade des Invalides.

Un journaliste reporter d’image (JRI) travaillant pour BFMTV a reçu « plusieurs coups de matraque de la part d’un policier » alors qu’il couvrait une manifestation de « gilets jaunes » samedi 16 février à Paris, a rapporté un de ses collègues de la chaîne d’information, témoin de la scène. Le JRI a décidé de porter plainte, a annoncé BFMTV, dimanche.

« Acte 14, esplanade des Invalides : alors que nous filmions, mon JRI a reçu plusieurs coups de matraque de la part d’un policier. Et ce, malgré nos cris ‘presse !’ et ma carte professionnelle en main. Violence gratuite inadmissible », a témoigné sur Twitter Raphaël Maillochon, reporter à BFMTV et BFM Paris.


Raphaël MAILLOCHON

, Esplanade des Invalides : alors que nous filmions, mon JRI a reçu plusieurs coups de matraque de la part d’un policier. Et ce, malgré nos cris « presse ! » et ma carte professionnelle en main. Violence gratuite inadmissible.


La chaîne d’information en continu écrit qu’elle « déplore ce nouvel incident et rappelle que la presse doit pouvoir travailler librement sans subir aucune attaque de quiconque ». Depuis le début du mouvement des « gilets jaunes » mi-novembre, des journalistes et photographes de nombreux médias ou freelance ont affirmé avoir été visés par des tirs de lanceurs de balles de défense, ou même avoir reçu des coups portés par les forces de l’ordre, alors qu’ils couvraient les manifestations. D’autres avaient vu leur matériel de protection (casques…) confisqué, les mettant ainsi en danger dans l’exercice de leur travail. De nombreux journalistes ont également été pris pour cible et frappés par des manifestants.

Après de nombreux heurts constatés lors de la manifestation du 8 décembre à Paris, les syndicats français de journalistes avaient annoncé avoir effectué un signalement de ces incidents auprès du Conseil de l’Europe. Ils ont également réclamé des explications « de la préfecture de police, du ministère de l’Intérieur, et du gouvernement, sur les consignes qui ont été données pour en arriver à cette situation ».

 

Photo d’illustration : sur la place de la République à Paris, un CRS, photographié par des journalistes, fait face aux « gilets jaunes » lors du 12e samedi de mobilisation, le 2 février 2019. (KARINE PIERRE / HANS LUCAS / AFP)