Un enfant et sa mère dans un hôpital de Sanaa (Yémen), le 18 septembre 2018. (AFP)

La Saoudie maudite, pro israhellienne, poursuit ses massacres au Yémen avec pour conséquence un désastre sanitaire général frappant surtout les enfants, comme dans toute guerre. Bizarrement, l’Occident reste muet devant ces urgences humanitaires, Georges Clooney semble occupé à faire autre chose, de son côté Angelina aussi a d’autres préoccupations. Quant aux gouvernements occidentaux, ils sont satisfaits de vendre toujours plus d’armes et du coup les guerres c’est un peu leur fonds de commerce. Mais attention, cela ne les empêchera pas de tenir des discours humanistes, voire moralisateurs ici et là…


L’ONG « Save the Children » affirme dans un rapport publié mercredi que plus de 5 millions d’enfants sont menacés de famine au Yémen à cause du bombardement récent d’un port stratégique. 

C’est une conséquence directe de la guerre qui sévit au Yémen. Plus de 5 millions d’enfants sont menacés de famine, selon un rapport de l’organisation britannique « Save the Children », sorti mercredi 19 septembre.

Depuis 2014, les rebelles houtis, chiites soutenus par l’Iran, affrontent les forces progouvernementales appuyées par l’Arabie saoudite, qui achète des armes à la France. Un conflit qui a fait au moins 10 000 morts, provoquant « la pire crise humanitaire » au monde, selon l’ONU.

Lundi, l’armée yéménite a repris l’offensive sur le port stratégique d’Hodeida, le principal point d’entrée des importations et de l’aide internationale au bord de la mer Rouge. Les raids aériens sur ce port ont entraîné une envolée des prix. L’artère principale qui relie Hodeida au reste du pays est aussi bloquée, selon l’ONG qui craint le pire : « De plus en plus de Yéménites n’ont pas accès à la nourriture pour survire. Les familles doivent faire un choix terrible : dépenser l’argent pour leur santé ou pour nourrir leurs enfants », déplore Tamer Kirolos, directeur du bureau de « Save the children » au Yémen.

Les ONG réclament un cessez-le-feu

La situation est déjà catastrophique dans ce pays où 400 000 enfants souffrent de malnutrition sévère, selon l’ONG : « On voit des parents arriver avec leurs enfants pour se faire soigner, raconte Tamer Kirolos. Malheureusement, souvent, ils viennent trop tard et leurs enfants meurent.»

La famine au Yémen risque encore de s’aggraver. Les organisations humanitaires appellent à un cessez-le-feu immédiat.


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