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Rien de plus banal que ce genre d’histoire pathétique entre francs-maçons ! Ce qui prouve encore une fois que le concept de fraternité maçonnique n’est qu’une légende pour enfants en mal d’amitié et de sociabilité, devenus adultes en pleine crise existentielle.


Violent conflit entre deux frères du GODF ?

L’affaire a pris une ampleur médiatique nationale, alors qu’elle aurait pu demeurer discrète. Au départ, c’est un désaccord assez banal entre un directeur d’IUT, celui de Saint-Denis (93), Samuel Mayol, et un directeur de département, Rachid Zouhhad.

En mars 2014, Mayol rétrograde Zouhhad, car il le soupçonne de vouloir mettre en place un système de détournement d’heures complémentaires. Les services d’inspection de l’Education nationale confirment les constations de Mayol dans un rapport remis en avril 2015 à la ministre Najat Vallaud-Belkacem. Une procédure disciplinaire est engagée. Jusque-là, rien d’extraordinaire.

Sauf que le 22 mai 2014, RTL révèle que Samuel Mayol a été agressé la veille en sortant du siège du Grand Orient de France (GODF), Rue Cadet à Paris (1), précisant qu’il est membre d’une loge depuis deux ans. Bilan : un œil au beurre noir et ses lunettes brisées. « On t’aura », auraient dit les deux agresseurs, précise Le Figaro.fr. Il avait déjà été préalablement menacé de mort.

Un an plus tard, en mai 2015, l’affaire prend encore plus d’ampleur avec de nouvelles menaces de morts, parfois à caractère antisémite, contre Samuel Mayol et une de ses collègues. Et, le 29 mai 2015, Le Figaro (voir ci-contre) consacre une page entière à cette affaire avec une révélation surprenante : les deux protagonistes de l’IUT en conflit, Samuel Mayol et Rachid Zouhhad, sont deux frères du GODF, membres de loges différentes, allant jusqu’à préciser leurs noms.

Samuel Mayol se dit furieux de la tournure que prend cette affaire. Selon lui, il n’y a qu’un seul vrai problème : les soupçons de corruption qui l’ont conduit à rétrograder Rachid Zouhhad, et que l’intéressé conteste. Mayol s’agace que certains observateurs y voient un conflit maçonnique (ils sont membres de deux loges différentes), une guerre syndicale (ils appartiennent à deux organisations concurrentes) ou un différend racial (l’un est juif l’autre arabe). Quoi qu’il en soit, le conflit s’envenime, la justice est saisie, surtout après les plaintes des victimes, dont Mayol, mais la présidence de l’Université et les responsables ministériels ne semblent pas prendre les choses très au sérieux.

(1) Un soir où se réunit sa loge, ce qui laisse penser que ses agresseurs étaient informés par une source interne au GODF… à moins qu’ils l’aient filé.