Quel magnifique symbole que de traîner la CGT devant les prud’hommes ! On vous le dit depuis des lustres, les syndicats sont infiltrés, dirigés par des traîtres de la cause ouvrière, il serait temps d’ouvrir les yeux !


 

Le Point révèle que l’ancien chauffeur de Philippe Martinez ainsi que deux autres salariés ont été licenciés à la suite de procédures bancales. Ils poursuivent le syndicat aux prud’hommes.

Une situation embarassante pour la CGT qui se targue de défendre le droit des travailleurs. Le Point révèle que ces derniers mois, les prud’hommes ont été saisis concernant des pratiques douteuses du syndicat. Il serait question entre autres de licenciements sans préavis et d’heures de travail supplémentaires impayées. L’hebdomadaire met en avant le cas de Christophe Deluchat, l’ancien chauffeur personnel de Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT.

En décembre 2018, éreinté par des horaires de travail instables et de nombreuses heures supplémentaires, Christophe Deluchat confie à sa direction qu’il réfléchit à un changement de poste ou alors à un départ négocié. Les solutions qui lui sont proposées ne lui conviennent pas. Le 18 décembre, le directeur des ressources humaines et le directeur des affaires financières demandent à Deluchat de signer une lettre de convocation à un entretien préalable de licenciement une lettre de licenciement. Le hic ? Elles sont antidatées au 19 et 30 novembre 2018.

Licencié sans préavis au bout de 22 ans d’ancienneté

Christophe Deluchat signe ces lettres sans se méfier. Il est alors prié de quitter l’entreprise sans préavis. Pire encore, le Point explique qu’après 22 ans d’ancienneté, l’ancien chauffeur s’aperçoit qu’il n’a pas le droit aux allocations chômage. Ses employeurs lui ont donné son attestation Pôle emploi, sur laquelle est écrit « licenciement pour faute grave ». Le document indique que Deluchat aurait eu « une conduite brusque » ce qui aurait conduit à « une crainte générée par son attitude en voiture ».

« Si la CGT était mécontente de moi, elle ne m’aurait jamais financé mon diplôme de chauffeur d’autorité », confie Deluchat au Point. L’ancien chauffeur a saisi les prud’hommes et réclame le paiement de ses heures supplémentaires. Il demande également un rappel de salaire sur la base de ce que gagnait un de ses collègues au même poste, qui selon Deluchat était « mieux rémunéré alors qu’il avait moins d’ancienneté que lui ». Deluchat envisage de porter plainte au pénal pour faux et usage de faux, et escroquerie, pour les lettres antidatées qu’on lui a fait signer.

Deux autres dossiers

Le Point évoque aussi le cas de Marcel Yalala, un ancien responsable de la sécurité du siège de la CGT. Il revendiquait un statut de cadre que le syndicat lui refusait et était donc payé sur le grade d’un agent de maîtrise. L’hebdomadaire révèle qu’en mai 2017, Marcel Yalala…


Thomas Romanacce

Capital