C’est tout de même dingue d’oser dire de telles bêtises juste pour ne pas dire oui au RIC, car il faut bien rappeler que la Suisse a un PIB par habitant 2 fois supérieur à celui de la France et le salaire minimum y est de 2000 € contre 1200 au pays merveilleux de Macron ! Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre !…


S’exprimant jeudi avec une poignée de journalistes, le président écarte toute idée que la France s’inspire de la démocratie directe helvétique, « qui ne marche pas aussi bien qu’on le pense ».

« On n’est pas du tout fait pour ça. Je crois aux identités profondes des peuples.» Le président français Emmanuel Macron a invité jeudi soir quelques journalistes pour participer à une «discussion au coin du feu», une première dans son mandat. Le journaliste du «Point », Emmanuel Berretta, a participé à cette causerie dans laquelle il a été question de la démocratie suisse. Une des revendications des gilets jaunes est d’introduire un «référendum d’initiative citoyenne» (RIC), s’inspirant plus ou moins de la tradition helvétique.

Le journaliste a pu constater combien cette idée ne trouvait pas grâce aux yeux du président: «La Suisse, et son recours fréquent aux «votations populaires», n’est absolument pas le modèle qu’Emmanuel Macron veut prendre en exemple. Lors de la conversation au coin de feu que nous avons eue avec lui, jeudi, il a écarté fermement cette solution, tout comme il avait déjà fermé la porte au RIC. »

« Un modèle inadapté »

Emmanuel Macron insiste donc sur «l’identité profonde des peuples », ce qui veut dire, selon ses propos rapportés par « Le Point », que « La France n’est pas la Suisse et la Suisse ne marche pas aussi bien qu’on le pense. Le modèle suisse est inadapté. La Suisse, c’est 6 millions de personnes… Et d’ailleurs les Suisses, comme disait je ne sais plus qui, ils commencent toujours avec des questions de gauche et ils finissent avec des réponses de droite ».

« La France n’est pas la Suisse »

Au-delà de cette boutade (et le fait que la Suisse compte 8 millions de personnes aujourd’hui), le président a insisté sur les différences fondamentales avec la France : « La Suisse a un système confédéral, avec une présidence tournante, des équilibres politiques très différents, un rapport différent à l’ouverture et la fermeture, une acceptation des inégalités, un rapport au monde qui est profondément différent. […] Nous sommes un peuple violent, depuis des siècles et des siècles. La France n’est pas la Suisse. »

Et, effectivement, la Suisse n’est pas la France, en tout cas pour ce qui est de cette violence séculaire… (Le Matin)