Faut-il en rire ou pleurer, on ne le sait pas encore, mais cela ne saurait tarder. Le système en place, le régime au pouvoir, ne supporte pas la contradiction ni même le simple fait de penser contre ses intérêts. Toute manifestation remettant en cause ses décisions politiques seront traitées de fascistes, de soutien au terrorisme, d’antisémitisme, d’homophobie, de complotisme… tout a été essayé, c’est selon, afin de discréditer le mouvement des #GiletsJaunes.

Pourtant, cette même république, plus exactement ses représentants politiques ne cessent de louer la révolution française, à toutes les occasions. Il suffit de se référer au cri de « aux armes citoyens » de la Marseillaise pour comprendre que la révolution a été armée et sanglante. Mieux encore, le célèbre tableau de Delacroix, La Liberté guidant le peuple, œuvre majeure de 260 sur 325 cm réalisée fin 1830 (que l’on trouvait encore pour ceux qui s’en souviennent sur l’ancien billet de 100 Fr.) afin de symboliser la Révolution – et dont le succès a été immédiat et a perduré jusqu’à nos jours – n’est rien d’autre que violence et armes : armes à feu de tous calibres et sabres les plus aiguisés, comme vous pouvez le constater sur la toile. Cette œuvre deviendra l’emblème de la République, de la démocratie et de la libération des peuples. La Liberté, son personnage central féminin, deviendra la Marianne connue de tout un chacun.

Du coup, de deux choses l’une, soit ce tableau est d’une extrême violence auquel cas il faut impérativement le soustraire au regard des visiteurs du Louvre, étant une apologie de la violence et de la sédition, soit, deuxième éventualité, Monsieur Éric Drouet est un grand révolutionnaire qui mérite le respect éternel de la Nation !

Quant à nous, nous nous sentons totalement perdus, nous ne savons plus quoi penser et nous aimerions tant que l’exécutif nous éclaire sur ces contradictions et nous guide afin que nous puissions comprendre et être de meilleurs citoyens.