Ismaël Émelien va quitter son poste de « Conseiller spécial » ainsi que Sylvain Fort et Stéphane Séjourné. D’ailleurs on devrait supprimer ce poste qui n’a aucun sens ! On met au défi une entreprise privée de payer un collaborateur de direction avec un poste pareil et de faire défiscaliser ses salaires ! Aucune chance !

Mais revenons au point essentiel de cette affaire. L’excuse de l’Élysée et de l’exécutif en général qui sera diffusée dans tous les médias ce début de semaine sera la suivante : le conseiller spécial est en train d’écrire un livre doctrinal (sic) sur le concept de progressisme politique ! En dehors du fait que ces mots ne veulent strictement rien dire lorsqu’on est doué d’un cerveau fonctionnel, cette excuse ne tient pas la route une seconde et pourtant ça ne les a pas empêchés de la répéter systématiquement comme des perroquets. Alors que tout le monde sait que les écoutes téléphoniques de Benalla/Crase, médiatisées dernièrement, ont fait ressortir le nom de Monsieur Ismaël Émelien ! Ce dernier n’est que la énième victime collatérale du virus Alexandre Benalla. Mentir à ce point et si mal en prenant les auditeurs pour des débiles mentaux vous donne une idée précise de l’état d’esprit du régime actuel au pouvoir. L’arrogance et la sottise nécessaires pour oser balancer tout de go un argument pareil sont stupéfiants.

En réalité, encore une fois, l’État est le premier pourvoyeur de fausses nouvelles et de fake news. Quand Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, ose balancer ses mensonges à la télé sans rougir, il se rend coupable de mensonges et de diffusion de fausses nouvelles. Mais, curieusement, ça passe car c’est le gouverne-ment.


Dernière défection en date : celle d’Ismaël Émelien, très proche collaborateur du chef de l’État, qui a annoncé qu’il quittait l’Élysée, lundi.



En mai 2017, leur arrivée triomphante sur le tapis rouge de la cour de l’Élysée avait fait grand bruit. La jeune garde rapprochée d’Emmanuel Macron, peu connue du grand public, faisait son apparition, après avoir dirigé la campagne du nouveau président de la République. Moins de deux ans après, l’équipe s’effrite. Dernier départ en date : celui d’Ismaël Émelien, très proche collaborateur du chef de l’État, qui a annoncé qu’il quittait l’Élysée, lundi 11 février.

Ismaël Émelien a justifié sa démission par la promotion d’un livre qu’il va publier sur le progressisme, le chef de l’État ayant interdit à ses conseillers de publier quoi que ce soit tant qu’ils sont en poste à l’Élysée. Mais il a aussi été mis en cause dans l’affaire Benalla depuis que l’ex-chargé de mission de l’Élysée a affirmé aux enquêteurs lui avoir transmis des vidéos obtenues illégalement auprès de la police, destinées à le disculper dans le déroulé des violences du 1er-Mai à Paris.

Sylvain Fort et Stéphane Séjourné ont aussi quitté l’Élysée

Avant Ismaël Émelien, Sylvain Fort, directeur de la communication et plume du président, autre pilier des débuts de la « Macronie », a annoncé début janvier son départ « pour raisons personnelles ». Stéphane Séjourné, conseiller politique du chef de l’État, a aussi annoncé quitter l’Élysée en novembre. Des départs successifs qui affaiblissent l’équipe de fidèles qui entouraient Emmanuel Macron depuis la campagne présidentielle.