Cette affaire est très grave puisqu’il est question de faux et usage de faux en écriture publique, ce qui relève des assises. Certes cette magistrate est présumée innocente, mais cette affaire concernant le puissant ancien patron des stups qui était impliqué dans un trafic international de drogue, en faisant entrer des tonnes de cannabis sur le territoire via le Maroc et l’Espagne, suscite de nombreuses questions et implique nécessairement des complicités. Le plus grand danger qui guette une civilisation ou une société, ce n’est pas l’augmentation de la violence et de la criminalité au sein du peuple, mais celle survenant chez les élites car à ce moment précis, plus personne ne peut barrer la route au désordre. Il est d’ailleurs complètement stupide et d’une grande naïveté de croire que toutes ces tonnes de cannabis, cocaïne et autres drogues dangereuses puissent passer quotidiennement nos frontières sans la complicité certaines autorités corrompues.


La magistrate est soupçonnée d’avoir couvert en 2012 une opération controversée menée par l’office anti-drogue, dirigée à l’époque par François Thierry, l’ancien patron des stups.

Une magistrate du parquet de Paris a été mise en examen, mardi 12 février à Lyon, pour « complicité de faux et d’usage de faux », a indiqué à franceinfo une source proche du dossier. La magistrate a été « mise en examen des chefs de faux et d’usage de faux en écriture publique par personne dépositaire de l’autorité publique », a confirmé cette source.

La magistrate est soupçonnée d’avoir couvert en 2012 une opération controversée menée par l’office anti-drogue, dirigée à l’époque par François Thierry, l’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis). Le juge reproche à cette magistrate d’avoir autorisé en avril 2012 la fausse garde à vue d’un gros trafiquant de drogue, afin que cet informateur privilégié du commissaire François Thierry pilote à distance une importante livraison de cannabis dans le sud de l’Espagne…

 

Photo d’illustration : Des magistrats, le 23 janvier 2017, au tribunal de grande instance de Paris, le 23 janvier 2017. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)