C’est semble-t-il le prix mis sur la tête de Julian Assange. C’est aussi le montant accordé à l’Équateur pour qu’il renonce à sa dignité, puisque après ce prêt qui ne va servir qu’à rendre le peuple encore plus servile, Assange  a finalement été lâché.


L’Équateur a obtenu 10,2 milliards de dollars de crédits de la part d’organismes internationaux, principalement le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, avec lesquels le gouvernement précédent avait rompu, a annoncé mercredi le président Lenin Moreno.

« Nous allons recevoir plus de 10 milliards de dollars à des taux inférieurs à 5 % en moyenne et sur des durées de jusqu’à 30 ans », a déclaré le chef de l’État à la télévision.

Il a précisé que le FMI verserait 4,2 milliards, les 6 milliards restants étant pourvus par la Banque mondiale, l’Agence française de développement (AFD), la Banque européenne d’investissement (BEI), la Banque intéraméricaine de développement (BID), la Banque de développement d’Amérique latine et le Fonds de réserves latino-américain.

« Nous avons vécu des temps difficiles, mais le fait que le monde ait confiance en nous et nous croie démontre que nous sommes sur la bonne voie », s’est félicité le président.

Après son élection en 2017, M. Moreno avait renoué les relations avec le FMI, avec lequel son prédécesseur socialiste Rafael Correa (2007-2017) avait rompu.

M. Moreno accuse M. Correa, réclamé par la justice équatorienne et qui se trouve actuellement en Belgique, d’avoir plongé le pays dans une grave crise économique et financière. Pour réduire les dépenses de l’État, le gouvernement actuel a décidé de supprimer 25 000 postes restés vacants dans la fonction publique et de réduire de 5 % la rémunération des fonctionnaires les mieux payés.

 


Photo d’illustration : le président Lenin Moreno. Photo CRISTINA VEGA, archives AFP

La Presse [Canada]

Source : Agence France-Presse [Quito]