L’équipe de la brigade de recherche et d’intervention [BRI] relevant de la police judiciaire de la wilaya de Constantine a réussi à mettre la main sur une quantité importante de médicaments estimée à 361900 capsules, en l’occurrence du Lyrica dont la DCI est la prégabaline, un médicament prescrit essentiellement pour combattre les douleurs liées à la neuropathie sensitive périphérique, une des complications du diabète sucré ainsi qu’aux névralgies post-zostériennes (zona). Il est aussi indiqué dans certaines épilepsies et dans certaines anxiétés. Malheureusement, ce produit est massivement détourné à des fins récréatives et peut s’avérer dangereux hors de tout contrôle médical, notamment en cas de mésusage et de surdosage. Ces colis proviennent tous, comme le montrent les photographies, du laboratoire Pharmalliance situé à Ouled Fayet dans la proche banlieue d’Alger. Pharmalliance commercialise ce produit sous une forme générique appelée PRÉGABA à divers dosages. Seule une enquête judiciaire rigoureuse pourrait permettre de reconstituer le circuit emprunté par cette cargaison et déterminer les noms des protagonistes de ce trafic monstrueux. Il faut savoir que ce type de trafic entre dans le cadre de menées subversives en direction de notre jeunesse dans le but de l’abrutir et de la maintenir sous dépendance chimique. Il sert aussi à amasser des sommes faramineuses, la gélule étant vendue à 1000 DA, ces fonds pouvant financer des réseaux subversifs.

Rappelons que Pharmalliance appartient à la famille du général sanguinaire Smain Lamari, dirigé par sa fille Amel dont on a déjà parlé ici lors de l’intervention de Yves Bonnet dans une conférence marseillaise.


Coupure de presse [Journal El Watan du 13 avril 2019]