Il faut que les gens comprennent qu’il est essentiel à une élite décadente et criminelle d’affaiblir la justice et la complexifier au maximum afin de rendre toute possibilité de condamnation de leurs crimes et délits vaine. Il suffit de voir ces affaires politiques qui durent depuis 15-20 ans pour saisir que cette stratégie fonctionne très bien.


Les fonctionnaires appellent à une mobilisation massive, jeudi 9 mai, pour protester contre la réforme de la fonction publique qui arrive lundi 13 mai à l’Assemblée nationale.

Les greffiers notamment sont dans la rue.

C’est la première manifestation unitaire depuis le 22 mai 2018. Les greffiers, notamment, sont dans la rue pour protester contre le projet de loi de transformation de la fonction publique. Ils viennent de toute la France, avec plus ou moins d’expérience, mais partagent les mêmes difficultés. Ils dénoncent un manque cruel de moyens, d’abord matériel. Isabelle est greffière au tribunal de grande instance de Saint-Étienne depuis plus de 20 ans et travaille sur des logiciels désuets.

« Toutes les personnes qui ont été arrêtées, et qui devaient être présentées devant le juge des libertés, on ne les a faites qu’à 17h30 car notre logiciel était en panne. » Isabelle, greffière au TGI de Saint-Étienne à franceinfo

Les greffiers manquent aussi de moyens humains. S’il n’y a pas eu de suppression de postes ces dernières années dans le métier, la réforme ne prévoit pas non plus d’augmenter les effectifs. Antonio, basé au tribunal de grande instance de Mont-de-Marsan, reste parfois plusieurs heures en audience le soir, faute de greffiers : « Trouvez-vous cela normal qu’il faille attendre dix, onze, douze mois pour être jugé ? », interroge-t-il.

Moins de papiers, moins de greffiers

Autre souci pour la profession : l’externalisation de certains services vers le privé comme la numérisation des documents judiciaires. Nadège, de la cour d’appel de Metz…


Photo d’illustration : magistrats, greffiers et avocats lors d’un rassemblement pour une « meilleure justice », devant le tribunal de Renne, le 15 février 2018. (DAMIEN MEYER / AFP)

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