Nous avons déjà parlé de la fuite des cerveaux de milliers de médecins algériens vers la France, c’est maintenant le cas des médecins tunisiens que les hôpitaux français veulent embaucher à cause d’une pénurie grave et d’une très mauvaise gestion politique du numerus clausus. Nous voulions reprendre cet article à fin de mettre le doigt sur un sujet intéressant qui est celui de la propagande anti musulmane, de l’islamomanie. En d’autres termes, les médias ne rateront jamais l’occasion de parler pendant de longues heures des méfaits de quelques voyous d’origine maghrébine mais ils oublieront systématiquement de parler des milliers de bacs +10 qui travaillent durement et font tourner la boutique tout en étant également Maghrébins !


La France manque de 20 000 médecins. Alors le pays fait tout pour les trouver à l’étranger. 800 sont arrivés sur le territoire en 2018. La Tunisie subit la fuite de ses cerveaux.

À la Pitié-Salpêtrière (Paris), le plus grand hôpital d’Europe, comme partout en France, on manque de médecins. Ahmed Ben Lallahom, anesthésiste, a fait toutes ses études en Tunisie et a choisi l’Hexagone pour sa dernière année de spécialité. Au fil du temps, le jeune homme s’est forgé une opinion, il ne voit pas son avenir professionnel en Tunisie. Depuis la révolution de 2011, le pays a du mal à se remettre sur les rails. Le malaise se ressent partout y compris à la faculté de médecine. La formation des praticiens a toujours été bonne, mais aujourd’hui, les étudiants se tournent tous vers l’Europe. Chaque année, 800 diplômés sortent de l’université. À peine assez pour contrebalancer l’hémorragie de médecins.