On avait déjà diabolisé la couleur bleue (de la noblesse), la couleur jaune (des Gilets)… voilà maintenant qu’on diabolise le vert. Seul le rouge n’est pas diabolisé, la couleur du sang, la couleur du crime… J’aime beaucoup la couleur verte, c’est la couleur de l’archange Raphaël, de la chlorophylle, du miracle de la photosynthèse, du miracle de la vie… La perception des couleurs a toujours intrigué les penseurs, Newton, Goethe… Plus généralement, Merleau-Ponty considérait la perception comme la plus grande énigme philosophique, moi ce qui m’a longtemps intrigué philosophiquement c’est plus précisément la volupté, l’ivresse des sens, le trouble irrésistible, l’extase charnelle… et le retour assez pénible à la réalité !

C’est justement ces retours pénibles à la réalité qui me firent penser que la volupté procède de simulacres. Et dès lors que les simulacres induisent la volupté, celle-ci ne peut donc pas être la vie véritable mais un simulacre de vie dont l’apothéose est la volupté sexuelle, qui, paradoxalement, peut aboutir à la naissance d’une vie véritable : un enfant. Mais aujourd’hui, on ne veut pas de vie véritable, on veut juste la volupté. On préfère la volupté à la vie véritable car la volupté ne nous engage pas ; mais en ne nous engageant pas, elle ne nous ouvre pas de chemin, elle nous enferme, nous emprisonne.

La recherche de la volupté exclusive ne nous libère donc pas, et en nous enfermant elle nous prive non seulement de liberté mais également de volupté finalement, car la volupté meurt de l’enfermement. Du coup, la recherche acharnée de la volupté exclusive nous fait tout perdre ! Et nous plonge inéluctablement dans la dépression, la haine et la destruction. C’est pourtant à la recherche de la volupté exclusive que nous incite perpétuellement les grands médias aujourd’hui, nous incitant donc à la haine. Ces grands médias sont le cinéma, la télévision, la publicité… la maison mère étant le cinéma, dont la capitale mondiale est Hollywood. Tiens, en parlant d’Hollywood, Woody Allen disait que la cérémonie des Oscar était une bar-mitzvah géante ! Sacré Woody. Mais revenons à cette massive et perpétuelle incitation à la haine des grands médias, incitation commerciale très lucrative qui plus est : la haine industrielle… Ceux qui produisent industriellement la haine sont par ailleurs les plus acharnés à présumer, à soupçonner partout de l’incitation à la haine et à obtenir condamnation ruineuse au tribunal, comme si haïr était pour eux un besoin vital, comme on a un besoin vital d’oxygène. Cette physiologie haineuse si dévastatrice n’intéresse pourtant ni la science ni la justice.

Au fond, cette industrie médiatique promeut des images, l’attachement aux images, et en particulier l’attachement à l’image de soi, oui, le narcissisme. Et la volupté étant exactement ce qui flatte l’image de soi (le corps… ), alors cette industrie nous maintient enfermé dans le narcissisme, dont le potentiel commercial est sans limite (dans les effets de mode en particulier… ). Il ne faut pas confondre l’attachement à une représentation de soi et l’amour de soi. L’attachement à une représentation de soi est exclusif en cela qu’il exclut tout ce qui pourrait la contrarier, excluant l’autre, et induisant la haine de l’autre. S’attacher à une représentation, à une image de soi indique que l’on est en déficit d’amour de soi, on a alors besoin, nécessité que celle-ci soit flattée, en compensation dudit déficit. On a donc besoin de volupté… Les drogués du sexe sont donc des personnes extrêmement narcissiques qui n’ont plus ou quasiment plus d’amour d’eux-mêmes.


Toujours cette manie d’établir le mal chez les autres quand il est tout à fait présent chez eux…


Mais il faut aller plus loin. Lorsqu’un peuple a sur la conscience collective un meurtre irréparable, à propos duquel il n’a formulé aucun pardon ni le moindre repentir, un meurtre irréparable commis délibérément sans aucun motif recevable (légitime défense, vengeance… ), et que par dessus le marché il commet un autre crime irréparable… alors l’idée même « d’amour de soi » s’éteint pour laisser entièrement place à un attachement hystérique à une représentation de soi, hystérie radicalement exclusive qui exclura radicalement l’autre et qui le haïra ; à ce stade, le seul principe de conservation sera donc la haine des autres. Baruch Spinoza écrivait ceci dans son Traité théologico-politique : « Que la haine envers les nations soit pour les Juifs un principe de conservation, c’est ce que nous avons vu par expérience ». Sacré Baruch ! Cela dit, si, comme l’écrit Baruch, les Juifs se conservent par la haine envers les autres, alors cette haine signifie l’absence radicale d’amour d’eux-mêmes et l’attachement radical à une représentation d’eux-mêmes, les faisant basculer dans la haine radicale des autres.

On sait que les Juifs ont sur la conscience la crucifixion du Christ, mais ce que l’on ne sait pas c’est qu’ils ont également sur la conscience la mort d’Abel par Caïn. Voilà ce que lançait Jésus à l’adresse des pharisiens, un groupe religieux juif puissant à Jérusalem : « Serpents, race de vipères ! comment échapperez-vous au châtiment de la géhenne ? C’est pourquoi, voici, je vous envoie des prophètes, des sages et des scribes. Vous tuerez et crucifierez les uns, vous battrez de verges les autres dans vos synagogues, et vous les persécuterez de ville en ville, afin que retombe sur vous tout le sang innocent répandu sur la terre, depuis le sang d’Abel le juste jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez tué entre le temple et l’autel ». Vous avez bien lu, le Christ rend donc une lignée israélite coupable du meurtre d’Abel, le Christ nous dit donc que le meurtrier d’Abel, Caïn, fait partie d’une lignée israélite, et que donc Caïn lui-même est Israélite. Pour ma part, je pense même que Caïn est Israël lui-même.

Résumons-nous, après l’assassinat irréparable du sublime prophète Abel, les Israélites ne formulèrent ni repentir ni pardon, au contraire, quelques siècles plus tard ils réclamèrent et obtinrent la crucifixion irréparable du frère spirituel d’Abel, Jésus-Christ… ! Ce sont donc ces deux crimes successifs irréparables qui éteignent chez les israélites l’amour d’eux-mêmes en les attachant si hystériquement et si exclusivement à cette représentation flatteuse qu’ils ont d’eux-mêmes – un peuple messianique – qu’ils en basculent dans la haine des autres la plus radicale, les soupçonnant en permanence d’incitation à la haine, cette notion « d’incitation à la haine » a donc pour fonction de décharger leur haine abyssale en en accusant les autres. Voilà donc ce qui structure la psyché des israélites, une haine si lourde à assumer qu’ils en accusent les autres. Par ailleurs, l’attachement extrême à une image de soi et la haine radicale de tout ce qui n’est pas le plus proche de cette image peut conduire à l’inceste, que Sigmund Shlomo Freud tenta d’expliquer frauduleusement en recourant à un mythe grec ! Le mythe d’Oedipe. Pourquoi pas un mythe chinois ! Pourquoi aller chercher si loin, Shlomo ? La psyché israélite ne peut s’expliquer que par l’histoire interne israélite. Toujours cette manie d’établir le mal chez les autres quand il est tout à fait présent chez eux, au point que Spinoza parlait de « leur endurcissement au mal », toujours dans son Traité théologico-politique. « Leur endurcissement au mal » était effectivement inouï lorsqu’ils réclamèrent la mort du Christ, après la mort d’Abel.

Pour toutes ces raisons et pour conclure sur la haine industrielle médiatique, vous ne serez pas étonnés d’apprendre qu’en 2001, dans une revue new-yorkaise, Index Magazine, l’exquise actrice juive Rachel Weisz déclarait que « Hollywood est dirigé par les Juifs ». Et je ne vous parle pas de la télévision française, demandez à la beaucoup moins exquise Elisabeth Lévy, elle vous expliquera.


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