Voici sorti du chapeau magique de la Doxa un nouveau site qui s’octroie le droit de déclarer les sites internet comme bien/pas bien ! Ils ont décidé de le faire et ils l’ont fait, c’est aussi simple que ça !


En date d’avant-hier NewsGuard (NG) émettait une opinion sur le média FranceSoir.fr, sans nous avoir appelés au préalable. 

Cette information étant reprise sur les réseaux sociaux. La société NG ne mesurait probablement pas ce qu’elle faisait.

Le site de France Soir, un ancien grand journal national qui a été relancé en ligne en 2015, et qui a publié des allégations non fondées sur la pandémie de COVID-19.

Tout d’abord nous sommes ravis de faire l’objet d’études ou d’observations de média tiers quand celles-ci nous donnent l’opportunité de répondre et de nous améliorer.  Cependant, même si c’est ce qui est annoncé sur le site de cette société, ce n’est visiblement pas la pratique de la société, puisque  a publié des informations erronées, démontrant une fois encore que :

Il est plus facile de s’attaquer à la forme de l’information publiée que de s’attaquer à aller chercher les informations à la source.

Asymétrie de traitements des divers sites de média, asymétrie de traitement de l’information

Après coup, nous avons eu l’occasion de parler avec la société pour expliquer les éléments fondamentaux qui manquent dans leur analyse.  Tout d’abord, on peut questionner le choix du degré d’impact de l’information sur laquelle les critiques portent. Un exemple que nous avons pris et leur avons demandé sans obtenir de réponse :

« Comment laissez-vous des médias passer sous silence pendant des jours la problématique du Lancet, qui a influencé des gouvernements sur une grande partie de la planète pour vous focaliser sur des points d’une moindre importance ? ». Nous aurions pu donner de nombreux autres exemples.

La société ne nous a pas donné de réponse à ce sujet.

Avant de publier des informations qui auront des conséquences importantes, un simple appel aurait suffi.  NewsGuard ne nous a pas appelés car, Mme Labbe déclare, qu’elle n’avait pas trouvé de numéro de téléphone.  La société a donc publié son rapport avec une pièce jointe contenant le téléphone du directeur de la publication !

Est-ce si difficile de lire un document que l’on met en pièce jointe de son rapport pour trouver un téléphone ?

Des évaluations incomplètes et erronées

NewsGuard commence son rapport par une erreur de nature juridico-légale, tellement facile à éviter qu’une simple recherche internet ou un appel téléphonique aurait suffi à valider l’information.

Peu rassurant pour la suite de l’analyse, mais trop facile d’arriver à une conclusion et l’afficher sur internet sans vérifier.

France Soir appartient à Shopper Union France, filiale de la société France Soir Groupe, dont la maison mère se trouve à Paris, et qui est cotée en bourse sous le nom Mutualize Corp. Mutualize Corp. est spécialisée dans le contenu et les services financiers en ligne…. Xavier Azalbert, directeur de la publication de France Soir… d’après Libération.

Ce qu’il aurait été correct de dire c’est que www.francesoir.fr est éditépar la société Shopper Union France. Il n’est pas possible pour NG de titrer que FranceSoir appartient à Shopper Union France.  Une simple vérification sur le site de l’INPI aurait pu éviter cette erreur malencontreuse. De même, France Soir Groupe n’est pas cotée en Bourse sur le nom Mutualize Corp, mais sous le nom FranceSoir Groupe ! NG tire aussi ces informations sur Xavier Azalbert de Libération, c’est incroyable qu’un site qui cherche à valider l’information sur les médias ne croise pas ses sources avec d’autres sites pour valider les informations utilisées ensuite à des fins de diffamation soft par sous-entendus. N’est-ce pas ici en soi un conflit d’intérêt ?

Ou, vu autrement, un simple manque de professionnalisme quand il s’agit de valider des informations.

Le site avait quatre journalistes à plein temps jusqu’en octobre 2019…”. Depuis, le site s’appuie sur des articles écrits par des contributeurs, anonymes pour certains.

Cette phrase peut être considérée comme erronée et une fausse présentation de l’activité de France Soir.  NG qui prétend évaluer le bien fondé des sources des informations ne cite pas sa propre source. Une société à des salariés, un site n’a pas de salariés. NG évoque l’anonymat de contributeurs sans mentionner que de nombreux médias en France ne publient pas les noms de leurs « contributeurs » et

cela est tout à fait normal et permet, n’en déplaise à NewsGuard, de préserver la liberté de la presse.

L’anonymat n’est pas proscrit par la loi et justement cela fait partie fort souvent de demande des rédacteurs afin d’éviter certains biais potentiels dans la présentation de l’information.  Par exemple un rédacteur peut avoir un nom à « caractère minoritaire » et faire « l’objet de dénigrement » sur certains sujets. Par ailleurs, des pressions peuvent être exercées sur des auteurs d’articles qui ne vont pas dans le sens de la doxa admise dont NewGuard s’érige en gardien.

Avant que ses employés soient licenciés en octobre 2019, le site publiait en général des informations exactes et bien sourcées. Toutefois, une analyse du site réalisée par NG en juin 2020 montre plusieurs articles relayant des allégations non fondées sur la pandémie de COVID-19.

Ici encore une évaluation non fondée puis qu’aucune analyse n’est fournie sur ce qui se passait avant.  D’ailleurs NG fait une nouvelle déclaration mensongère en mélangeant le concept d’employés et de site. La société Shopper Union France éditrice de www.francesoir.fr n’a pas licencié de salariés. De plus NG se focalise sur quelques articles, mais ne reprend pas le travail fait sur Le Lancet ou sur l’étude clinique Recovery.

Se focaliser sur des éléments très subjectifs qui selon eux, permettent de jeter le doute sur la crédibilité de l’ensemble d’un article.

Cependant nous aimons bien les détails car souvent le diable s’y trouve.

Sur le reste des éléments dans leur analyse :

S’agissant de l’interview de Silvano Trota : En premier lieu les propos reflètent les dires de Mr Trotta et ont été validés par lui comme nous le faisons pour d’autres interviews sujettes à caution. De plus aucune obligation n’était faite de mentionner le nom de l’interviewer ni demande de la part de Mme Paliard Franco de modifier les éléments qui ont été déclarés. Nous apprenons donc par le biais de NG, ce 30 juin, que Mme Franco a été contactée. Si les propos étaient vraiment incorrects nous n’avons aucun doute que Mr Trotta ne les aurait pas tenus ou que Mme Paliard Franco nous aurait demandé de modifier. Il s’agit donc ici de pinaillage. S’agissant des mesures du confinement : l’analyse faite avec le Docteur Delépine est complète et présente une autre vision des choses que celle évoquée dans Nature par l’Imperial College d’où sort un certain Fergusson qui a fourni des prévisions sur les dernières épidémies qui se sont toutes révélées fausses ; Information sur la base desquelles nos gouvernements ont pris des décisions drastiques de santé publique.  Informations qui ont été décriées par un groupement de docteurs et chercheurs brésiliens dans une interview que nous avons publiée.  Nous rappelons juste l’histoire de la fraude scientifique publiée dans The Lancet, une fois encore, et tous les problèmes méthodologique et éthiques révélés par les études en cours.  Une telle analyse sourcée avec des comparaisons permet d’alimenter le débat et de poser des questions légitimes qui reflètent les interrogations que les citoyens peuvent avoir sur leurs instances dirigeantes.  De plus, cet article a aussi fait l’objet d’un complément en réponse à la vérification faite par Le Monde.  Cette vérification ainsi que les nombreux autres articles sur les statistiques cliniques n’ont pas été pris en compte. Enfin, il n’est pas pareil de conclure que le confinement a permis d’éviter 3.1 millions de morts que de dire que c’est une aberration économique, humaine et sociale. Il suffit d’ouvrir les yeux et de lire les questions que bien des médias et observateurs se posent sur les effets du confinement.  Analyse donc parcellaire.  Un virus Covid synthétique hautement pathogène créé à Wuham.Cet article est écrit et signé par un Ph.D, ancien chercheur scientifique et rédacteur médical avec 30 ans d’expérience scientifique de haut niveau. Tout d’abord il parle d’un virus de type Covid et non du Covid 19.  Le reste de l’article est d’une très grande exactitude et tout à fait incontestable reprend des éléments d’information scientifiques en accès libre sur internet, publiées dans un journal affilié à Nature sur la recherche conduite dans le laboratoire P4 de Wuham en collaboration avec l’université de Chapel Hill en Caroline du Nord. France Soir s’interroge donc sur le fait que les Français soient tenus à l’écart d’informations de cette nature frappées du sceau de l’irréfutabilité. Il est troublant de constater que NewsGuard essaye de décrédibiliser cet article, non pas sur le fond, que NewsGuard évite soigneusement de mettre en cause, mais sur la forme en prétendant que l’article essaierait d’insinuer une confusion avec le COVID 19 dans l’esprit du lecteur. Ce qui est totalement faux car l’article explique que le virus synthétique COVID créé est un hybride entre le virus SARS de 2003 et d’un virus de chauve-souris fer à cheval chinoise. L’article conclut sur l’analyse des échanges de déclarations politiques entre les deux puissances auxquels tout le monde a pu assister par médias interposés. L’article analyse cette situation en suggérant que la recherche effectuée en 2015 n’est peut-être pas étrangère à cette joute verbale entre la Chine et les USA. Au contraire de NewsGuard nous prétendons que cet article, par sa rigueur, est un modèle de journalisme.

Pourquoi un chercheur, qui connaît ce qui se passe dans les laboratoires de biologie cellulaire ne devrait-il pas émettre cette question ?  On a vu bien des nations faire de la désinformation pour des raisons géostratégiques évidentes.

Sur la partie information : il aurait été aisé à NewsGuard de voir que FranceSoir a été repris de nombreuses fois dans la presse, sur Cnews, BFM, ParisMatch et d’autres publications à l’étranger. Pour ce qui est des contributeurs : ils ont parfaitement le droit de rester anonymes ou de choisir de signer de leurs noms quand l’information rapportée est d’une importance qui le justifie comme c’était le cas pour l’article sur le COVID synthétique qui déplaît tant à NewsGuard. Ce n’est pas France Soir qui l’a demandé, mais l’auteur lui-même qui a choisi de signer de son nom pour en renforcer la crédibilité, car il savait que cette information, si elle n’était pas rapportée de façon rigoureuse et assumée, serait automatiquement labellisée fakenews. Mais France Soir saura aussi le cas échéant garantir l’anonymat de ses sources pour protéger ses contributeurs (loi sur la liberté de la presse et le secret des sources de 1881). Sur la transparence : la société Shopper Union France n’appartient pas à la société Mutualize Corp, mais à la société FranceSoir groupe.

Trop d’imprécision et de pinaillage nous semble-t-il.

Que se passerait-il si nous devions faire une analyse de NewGuard et l’évaluer en utilisant ses propres critères ?

Tout d’abord nous observons que selon un article de la Tribune, NewsGuard est une startup de notation des médias créée aux USA dans l’espoir de lutter contre les fakenews. Les actionnaires majoritaires sont Steven Brill et Gordon Crovitz, les co-fondateurs de NewsGuard. Parmi les autres investisseurs, se trouve notamment le groupe publicitaire français Publicis.   « Lancée il y a un an aux États-Unis, la jeune pousse propose une extension de navigateur permettant de noter les sites d’information pour y apposer un label. Après s’être déployé au Royaume-Uni, en Italie et en Allemagne depuis le début de l’année, NewsGuard s’est lancé en France mercredi 22 mai, à l’approche des élections européennes. » (La Tribune).

Nous voyons donc que NewsGuard n’est ni plus ni moins qu’un outil de contrôle des nouvelles et des analyses de l’information. Cela ne nous étonne guère de la part de nos amis transatlantiques dont

le moto existentiel consiste à appliquer aux autres ce qu’ils n’aimeraient pas qu’on leur fasse.

Rappelons que la liberté absolue de la presse est justement la marque des pays anglo-saxons et en particulier des USA.

Donc, les USA proposent aux européens de se plier à une gymnastique d’autocontrôle et d’autocensure digne de la Chine.

Il y a là nous semble-t-il, avec la multiplication inquiétante de médias de contrôle de l’information tels que ConspiracyWatch, le service CheckNews de Libération et NewsGuard, un désir récurrent de brider l’information qui s’apparente aux pratiques des régimes totalitaires d’un genre nouveau, ceux qui s’installent de façon soft étape par étape, en avançant sous le masque de la vertu car tout le monde est contre la désinformation de bonne foi. Le but des médias de vérification de fakenews est d’engendrer le renoncement des médias indépendants à produire une information de qualité en les obligeant systématiquement à de longs développements pour justifier en permanence la moindre nouvelle labellisée fakenews et de perdre ainsi son énergie en réfutations vaines comme celle que nous produisons ici. Ces médias de contrôle de l’information utilisent des logiciels à base de réseaux de neurones artificiels pour reconnaître automatiquement toute nouvelle qui diverge de la doxa imposée. Ce système leur permet ensuite d’écrire facilement et rapidement des articles incriminant sans rien vérifier au préalable, en ciblant les analyses particulièrement gênantes comme l’article sur le virus COVID synthétique.

Ils donnent l’impression de fournir un gros travail de lecture et d’analyse, mais en réalité il n’en est rien car personne n’a la possibilité de lire l’intégralité de tout ce qui est publié chaque jour. Et encore moins le temps d’y répondre.

Pour finir, avant de rendre avec un brin d’humour la pareille à NewsGuard en ce qui concerne l’évaluation chiffrée de ses performances en matière d’éthique, rappelons la charte de Munich du journalisme en Europe, édictée en 1971 :

« Le premier article des devoirs, le plus important, souligne qu’un journaliste salarié ne doit pas hésiter à prendre des risques pour respecter la vérité, le 10e rappelant qu’il travaille sous l’autorité exclusive des responsables de sa rédaction. »

Nous concluons que la notation de NG, ou de tout autre média de contrôle de l’information, est en contradiction totale avec la liberté de la presse en Europe (et d’ailleurs également aux USA) et que donc visiblement NG opère dans une zone totalement antidémocratique et illégitime de l’espace médiatique.

Afin de ne pas perdre de temps ultérieurement dans des réfutations longues et stériles nous notifions NG et consorts que cet article vaut également pour réfutation des possibles accusations ultérieures dont France Soir ferait l’objet. Il sera republié automatiquement avec un avenant de quelques lignes seulement pour réfuter chacune des nouvelles attaques pour fakenews.

Nous avons averti NG de cet article et demandé à parler au CEO de la société avant publication ces derniers n’étaient pas disponibles.

Crédibilité de la société NG

Ne diffuse pas régulièrement de contenu erroné : Le site ne produit pas de façon répétée des histoires qui se sont avérées être clairement et nettement fausses, par l’analyse de journalistes de NG ou d’ailleurs, sans avoir été corrigées rapidement et de manière visible. (22 points. Une étiquette dont le score est inférieur à 60 points reçoit une notation rouge.).  → Nous attribuons la note de 5 sur la base de ce qui a été publié sur FranceSoir, le site NG publie du contenu erroné ne validant pas les informations de base. Rassemble et présente les informations de façon responsable : Les fournisseurs de contenu présentent généralement les informations avec justesse et précision. Ils s’appuient sur plusieurs sources, de préférence sur celles qui présentent des informations directes et de première main sur un sujet ou un événement, ou des sources d’actualité de seconde main crédibles, et ils n’altèrent ni ne déforment grossièrement des informations pour créer un débat ou un rapport sur un sujet. (18 points) Nous donnons 5 juste sur la forme, car les informations présentées manquent de source, ou les sources ne sont pas vérifiés par des éléments externes. Corrige ou clarifie régulièrement les erreurs : Le site indique clairement comment signaler une erreur ou soumettre une plainte à la rédaction, a des pratiques efficaces pour publier les clarifications et corrections, et indique les corrections de manière transparente. (12,5 points).  → 5 encore car le process a fait que sur l’article de Francesoir, NG a préféré publier que vérifier.  FranceSoir pourra revoir son appréciation en fonction de la manière dont NG répond. Gère la différence entre informations et opinions de manière responsable : Les fournisseurs de contenu qui donnent l’impression de diffuser des informations ou un mélange d’informations et d’opinions font la distinction entre opinions et faits, et lorsqu’ils diffusent des informations, ne retiennent pas grossièrement certaines informations ou histoires seulement pour émettre leurs opinions. Les fournisseurs de contenu qui font part d’un point de vue particulier en font état. (12,5 points) toujours 5 sur la base de l’article fait sur FranceSoir, il n’y a pas de différences car beaucoup trop d’erreurs sont faites sur les éléments factuels et du coup deviennent des opinions. Évite les titres fallacieux : Le site ne publie généralement pas de titres qui incluent des informations mensongères, qui sensationnalisent ou encore, qui ne reflètent pas le contenu réel de l’histoire. (10 points) → enfin un 0 sur la base de l’article fait sur FranceSoir.

La transparence de Newsguard

Sur le site Web figurent le propriétaire et les sources de financement : Sont indiquées sur le site de façon compréhensible le propriétaire et/ou les sources de financement ainsi que toutes positions idéologiques ou politiques notables adoptées par les personnes ayant un intérêt financier important par rapport au site. (7,5 points) → 5 Indique clairement la publicité : Le site signale clairement le contenu payant ou non. (7,5 points) → 5 Indique qui sont les dirigeants, en listant les conflits d’intérêt possibles : Le site contient des renseignements accessibles sur les personnes responsables du contenu. (5 points) →5 Le site indique les noms des créateurs de contenu ainsi que leurs coordonnées ou des renseignements biographiques : Le site contient des renseignements accessibles sur les personnes produisant le contenu. (5 points) → 5

Il semblerait que la stratégie de l’entreprise soit plus de faire parler d’elle, que de vérifier les informations de manière complète et cohérente. Cependant si sa stratégie est d’utiliser les médias pour faire parler d’elle, c’est gagné.

La société NewsGuard ressemble plus au profileur de boite de nuit qui décide à la tête du client de le laisser entrer ou pas.  Il n’y a pas si longtemps que cela la société Surgisphère « produisait des données sur 96000 patients pour une étude clinique », il ne nous semble pas que NewsGuard ait mis qui que ce soit en garde, ou contre The Lancet, ou contre toutes les publications qui ont fait usage de l’article retiré depuis. Esperons que NewsGuard ne sera pas une autre société comme Surgisphère (Surgisphère est la société qui aurait soit disant construit les informations pour la fameuse étude The Lancet).

Nous avertissons nos lecteurs de faire attention au service offert par cette société car il n’est ni gage ni  garantie d’une information objective de qualité.


Xavier Azalbert,

Directeur de la Publication FranceSoir

France Soir

1er juillet 2020