Russian soldiers wearing World War II-era Red Army uniforms take part in a general rehearsal, in Moscow on November 5, 2012, as Russia marks today the 73d anniversary of the 1941 historical parade, when the Red Army soldiers marched to the front line from the Red Square, as Nazi German troops were just a few kilometers away. AFP PHOTO/KIRILL KUDRYAVTSEV
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Bien avant la Suède puisque l’article ci-dessous date de 2015, la Lituanie avait également publié un manuel distribué à la population afin de la préparer à la guerre. Tout esprit sain peut comprendre que la situation géopolitique mondiale est extrêmement tendue et instable et pourtant tout le monde fait comme si de rien n’était et continue à consommer et à faire croire que tout va bien…


INTERNATIONAL – L’annexion de la Crimée par la Russie et les opérations russes dans l’est de l’Ukraine ont éveillé ces derniers mois les craintes de la Lituanie, pays de trois millions habitants qui gardent le souvenir d’un demi-siècle d’occupation soviétique. Dans ce contexte tendu, le ministère de la Défense lituanien a publié un manuel de survie en cas d’invasion russe et de guerre sur son territoire.

Comme le rapportait l’agence Reuters jeudi 15 janvier, ce manuel doit être prochainement distribué dans des bibliothèques ainsi qu’à l’occasion d’événements militaires. Le gouvernement y appelle ses concitoyens à résister à toute occupation étrangère avec des manifestations et des grèves, ou au moins en « effectuant son travail moins bien que d’habitude ».

« Garder son sang froid, ne pas paniquer »

En cas d’invasion, le manuel invite aussi les Lituaniens à s’organiser via Facebook et Twitter, et à mener des cyberattaques contre l’envahisseur (en l’occurrence, la Russie). En tout état de cause, il est aussi demandé aux Lituaniens de « garder son sang froid, ne pas paniquer ». « Des coups de feu à votre fenêtre ne sont pas la fin du monde », peut-on y lire.

Contacté par Reuters, le ministre de la Défense lituanien, Juozas Olekas, a expliqué s’inspirer des « cas de la Géorgie et de l’Ukraine, qui ont perdu une partie de leur territoire ». A ces yeux, ces exemples montrent qu’il ne faut pas se comporter de la même façon, et que les Lituaniens « doivent se tenir prêts » en cas d’incursion russe.