Sur le plateau de LCI, Ruth Elkrief a franchi une ligne. Face à ses interlocuteurs, elle a lâché : « Pourquoi on ne se dirait pas que les Iraniens sont les nazis d’aujourd’hui ? Pourquoi on ne se dirait pas que nous sommes menacés par eux ? » ! Rien que ça ! Une séquence hallucinante sur une chaîne d’information nationale, qui illustre la confusion totale entre journalisme et militantisme sioniste.
La comparaison nazie n’est pas anodine. C’est exactement la rhétorique qui a servi à vendre la guerre en Irak en 2003 — Saddam Hussein comparé à Hitler, les ADM présentées comme une menace existentielle. On connaît la suite : des centaines de milliers de morts, aucune arme trouvée, et Colin Powell qui a qualifié sa propre intervention à l’ONU de « tache » sur sa carrière. Vingt ans plus tard, le même script est rejoué mot pour mot.
Ruth Elkrief n’est pas une inconnue sur ce terrain. Ses interviews complaisantes de Netanyahu, son traitement structurellement déséquilibré du conflit israélo-palestinien, ses liens personnels forts avec l’entité sioniste — tout cela est documenté depuis des années. Ce n’est pas du journalisme. C’est du militantisme habillé en neutralité éditoriale.
Le problème dépasse la personne. LCI est une chaîne d’information grand public qui façonne l’opinion de millions de Français. Laisser une présentatrice comparer un pays de 90 millions d’habitants aux nazis pour justifier une intervention militaire américaine, sans contradiction ni recadrage éditorial, c’est une faute professionnelle collective grave.
La question que devrait se poser le CSA est simple : à quel moment la propagande de guerre devient-elle incompatible avec une licence d’information ?


























