Déjà que l’hydroxychloroquine a été complètement diabolisée dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de coronavirus, du coup que dire de l’ivermectine qui semble avoir de bons résultats et pourtant personne n’en parle !


Analyse et graphiques (logiciel RStudio) par le Collectif citoyen pour FranceSoir.

Dans les traitements pour la Covid-19, on a beaucoup entendu parler de l’azithromycine, de l’hydroxychloroquine, du zinc, et du remdesivir, traitement adoubé par l’OMS avant d’être finalement mis au rebut. Le vaccin a aussi eu sa part d’attention. Cependant, pour qu’un vaccin puisse être approuvé par les autorités sanitaires, il faut notamment qu’aucun traitement alternatif n’existe. Même si cette option compte encore des détracteurs, de nombreuses études et cliniciens favorisent la trithérapie AZT+HCQ avec du zinc : par exemple au Brésil, le docteur Wolkoff qui dans son collectif de 4000 médecins, leur laisse le libre choix parmi divers traitements. Il y a donc eu peu de place pour d’autres molécules et pourtant il y en a.

Ces dernières semaines, plusieurs essais cliniques randomisés contrôlés (ECRC) ont conclu à l’efficacité de l’ivermectine comme traitement du Covid-19.Cette molécule, antiparasitaire à large spectre, utilisée notamment pour lutter contre la gale, permet de sauver des vies à n’importe quel stade de la maladie et semble plus efficace en prophylaxie ou en traitement précoce.

Voici à ce jour une présentation sous forme de « méta-analyse » de toutes* les études connues sur des patients hospitalisés, le traitement à l’ivermectine à l’hôpital réduit le risque de mortalité d’un facteur 3, voire d’un facteur 6 si on se limite aux études randomisées, moins biaisées.

Source : Kory et al : https://osf.io/wx3zn/

*La seule étude non incluse dans cette « méta-analyse » est l’étude française observationnelle de Bernigaud (patients en EHPAD traités pour la gale), parce que l’absence de décès ne permet pas de calculer un Odds Ratio. Nous l’avons par contre incluse dans la méta-analyse sur la prophylaxie.

Il y a un biais d’indication qui pourrait expliquer pourquoi le traitement paraît moins efficace dans les études observationnelles par rapport aux études randomisées (réduction du risque par 2 « seulement » au lieu de 6). En effet, l’ivermectine est souvent prescrite aux patients les plus à risque ou les plus sévères. Autre explication possible : certaines RCT (Randomized Controlled Trials) pourraient être de mauvaise qualité.

Mais malgré les limitations de certaines de ces études, les résultats sont extrêmement robustes. En effet, en faisant une analyse de sensibilité en retirant n’importe quel couple d’études, le résultat obtenu reste significatif dans tous les cas. Concrètement, même en enlevant les 2 études les plus favorables à l’ivermectine, les résultats restent toujours très significatifs:

Source : Inspiré de Kory et al : https://osf.io/wx3zn/

Dans le pire des cas, même si on ne prend pas en compte les 2 études les plus favorables, l’ivermectine réduirait la mortalité de 25%. Par conséquent, il est immoral et contre l’éthique de ne pas autoriser l’accès à ce traitement aux patients COVID. Le ministère de la Santé et l’ANSM ont été sollicités plusieurs fois pour obtenir une autorisation de ce traitement mais ils n’ont pas répondu. Leur silence est incompréhensible devant cette montagne d’évidence.

Les données scientifiques montrent d’ailleurs que l’ivermectine est plus efficace en traitement précoce et surtout en prophylaxie.

La méta-analyse suivante inclut toutes les études en prophylaxie (post et pré-exposition) et montre une réduction du risque d’infection d’environ 90%, cette efficacité est comparable aux vaccins.

Source : Kory et al (mis à jour) : https://osf.io/wx3zn/

Des études sur des animaux confirment l’efficacité et décrivent les mécanismes d’action de l’ivermectine.

Par exemple, celle de Dias de Melo (de l’institut Pasteur) parue en preprint, montre que l’effet positif de l’ivermectine sur les symptômes du COVID, s’explique non pas par l’effet antiviral (non significatif) mais surtout par son effet immunomodulateur en abaissant le ratio IL6/IL10 dans les poumons. Un autre exemple est l’étude chez les muridés d’Arévalo (Institut Pasteur de Montevideo) démontrant quant à elle un effet significatif sur la charge virale et la protection du foie en traitement précoce.

Ces études permettraient de conclure qu’il faut d’urgence généraliser ce traitement, et l’initier en ambulatoire, surtout pour les personnes les plus à risque. 

La balance bénéfice/risque est très clairement en faveur de l’ivermectine. L’ivermectine est connue depuis 1975. Ce traitement a été utilisé plus de 3,5 milliards de fois dans le monde (contre la gale, la cécité des rivières et le paludisme) avec des effets secondaires rares, maîtrisés et bien connus. Selon l’OMS, concernant l’onchocercose, l’ivermectine est sans danger et peut être utilisée à grande échelle.

De nombreux médecins brésiliens ont utilisé dès le début de la pandémie l’ivermectine comme le Pr Suassuna, infectiologue renommé, et le Dr Fornaro qui ont traité des centaines de patients avec succès avec ce médicament. Le Dr Fornaro nous affirme :

« j’ai traité plus de 50 patients sans complication, et aucun n’a dû aller à l’hôpital. Les patients, spécialement ceux qui ont des comorbidités, qui ratent la fenêtre de traitement en phase précoce, ont plus de chances de développer des formes sévères de covid ».

Dans une étude intitulée « Examen des nouvelles preuves démontrant l’efficacité de l’ivermectine dans la prophylaxie et le traitement de la COVID-19 » et publiée récemment, le docteur Pierre Kory écrit :

En mars 2020, un groupe d’experts appelé Front Line COVID-19 Critical Care Alliance (FLCCC) a été créé et dirigé par le professeur Paul E. Marik, dans le but d’examiner en permanence les données scientifiques fondamentales, translationnelles et cliniques émergentes rapidement afin pour mieux comprendre et développer un protocole de traitement du COVID-19. Dans le même temps, de nombreux centres et groupes ont utilisé une multitude de nouveaux agents thérapeutiques de manière empirique et dans le cadre d’essais cliniques, souvent à des moments inappropriés au cours de cette maladie en plusieurs phases maintenant bien décrite. Soit en raison de ces fréquents échecs de conception des essais, soit en raison de l’absence de leurs propriétés antivirales ou anti-inflammatoires insuffisantes, presque tous les agents testés se sont avérés inefficaces dans le traitement du COVID-19. Sur la base d’une récente série de résultats d’études thérapeutiques publiés négatifs, en particulier l’essai SOLIDARITY, ils éliminent désormais pratiquement tout rôle dans le traitement du remdesivir, de l’hydroxychloroquine, du lopinavir/ritonavir, de l’interféron, du plasma de convalescence, du tocilizumab et des anticorps monoclonaux.

Malgré la liste croissante de thérapies échouées dans le COVID-19, le FLCCC a récemment découvert que l’ivermectine, un médicament antiparasitaire, possède des propriétés réelles, antivirales et anti-inflammatoires très puissantes contre le SRAS-CoV-2 et COVID- 19. Cette conclusion est basée sur le nombre croissant de résultats d’études rapportant l’efficacité, non seulement dans des modèles in vitro et animaux, mais aussi dans de nombreux essais cliniques contrôlés randomisés et observationnels. Répété, Des améliorations de grande ampleur des résultats cliniques ont maintenant été enregistrées lorsque l’ivermectine est utilisée non seulement comme agent prophylactique, mais également dans des états pathologiques légers, modérés et même graves. L’examen qui suit des preuves existantes de l’ivermectine repose sur des données « émergentes » en ce que, bien que convaincantes, seule une minorité d’études ont été publiées dans des publications évaluées par des pairs, la majorité des résultats étant compilés à partir de manuscrits téléchargés sur des serveurs de pré-impression de médicaments ou publié sur Clinicaltrials.gov.

Le Dr Pierre Kory rapporte qu’il a traité 5 patients externes jusqu’à présent, tous récupérés dans les 36-48 heures. Celui qui avait perdu le goût/odeur, a récupéré son odeur/goût dans les 72 heures. Il a donné de l’ivermectine en prophylaxie à une famille de 5 personnes d’un de ces patients. Aucun n’a été testé positif, aucun n’a obtenu des symptômes avec l’ivermectine, bien qu’ils aient été exposés. Deux autres l’ont consulté après avoir utilisé notre article scientifique pour convaincre leurs médecins de prescrire . L’un a déclaré se sentir mieux dans les 24 heures et l’autre dans les 48 heures. Un cousin qui a grandi à Paris et sa femme qui vivent en Colombie ont obtenu de l’ivermectine, qui faisait déjà partie d’un protocole de traitement local où il vit – tous deux ont déclaré se sentir mieux dans les 48 heures. Le Dr Kory l’a utilisé chez 10 patients très malades en soins intensifs – un jeune homme sous oxygène modéré à élevé a été traité lors de son admission à l’hôpital ou aux soins intensifs et était à la maison en 4 jours de congé de l’oxygène qu’il a trouvé remarquable. Les 9 autres étaient déjà aux soins intensifs et/ou avaient des poumons très malades au moment du traitement. Aucun n’a progressé, mais leurs rétablissements ont été, bien que dans la bonne direction, très lents et petits pas jusqu’à présent – aucun n’est mort. La clé, comme avec tout est un traitement précoce, selon le Dr Kory.


Sources :

Cet article s’est inspiré de la revue systématique de Kory, Marik et coll disponible en preprint : https://osf.io/wx3zn/
Études randomisées contrôlées
Elgazzar : https://www.researchsquare.com/article/rs-100956/v1
Hashim : https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.10.26.20219345v1
Mahmud :  https://clinicaltrials.gov/ct2/show/results/NCT04523831
Niaee : https://www.researchsquare.com/article/rs-109670/v1
Shouman : https://clinicaltrials.gov/ProvidedDocs/61/NCT04422561/Prot_SAP_000.pdf
Etudes observationnelles
Gorial : https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.07.07.20145979v1
Khan : https://www.archbronconeumol.org/en-ivermectin-treatment-may-improve-pro…
Rajter : https://journal.chestnet.org/article/S0012-3692(20)34898-4/fulltext
Behera : https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.10.29.20222661v1
Carvallo : https://medicalpressopenaccess.com/upload/1605709669_1007.pdf
Bernigaud : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S015196382030627X?via%…
Études sur les animaux 
Dias de Melo (Institut Pasteur) https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2020.11.21.392639v1
Arévalo https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2020.11.02.363242v1

Photo d’illustration : Le silence tue. – Pexels

France Soir

Le Collectif citoyen
29 novembre 2020