Al Quds

Franchement quel cirque que de voir l’entité sioniste scélérate être vendue en Occident comme une grande démocratie alors qu’elle passe son temps à en piétiner tous les principes. Cette colonie criminelle qui emprisonne les enfants, qui peut vous maintenir en prison sans jugement pendant des années, vous jeter en prison car vous avez dessiné une fresque sur un mur ou tout simplement fait votre travail de journaliste, est présentée en Europe ou aux USA comme un exemple à suivre. Est-ce que ce mensonge risible va durer encore longtemps ?


En une semaine, l’armée israélienne a arrêté en Cisjordanie six journalistes de médias considérés proches du Hamas.

Reporters sans frontières (RSF) demande aux autorités israéliennes de libérer les journalistes palestiniens détenus seulement pour des raisons politiques.

Le 30 juillet, à l’aube, l’armée israélienne a arrêté chez eux quatre journalistes de la chaîne Al Quds : le directeur du bureau de Ramallah, Alaa al Rimawi, deux correspondants, Mohamed Hamdan et Qoteiba Hamdan, et un caméraman, Hosni Injas. D’après la chaîne israélienne I24, les quatre journalistes « sont soupçonnés d’incitation à la haine (par le biais) de la chaîne de télévision Al-Quds ». Le ministère de la Défense israélien a en effet interdit début juillet la chaîne Al Quds : elle serait selon lui « une aile de la propagande du Hamas – le mouvement qui dirige la bande de Gaza-, et une plateforme centrale pour diffuser les messages de l’organisation terroriste ».

Le 31 juillet, l’armée israélienne a également arrêté chez lui Mohamed Anwar Mouna, journaliste pour l’agence de presse Al Quds Press, considérée proche du Hamas, et directeur d’une station de radio locale à Naplouse.

Une semaine auparavant, le 24 juillet, à l’aube, également dans le cadre d’arrestations ciblant des Palestiniens considérés comme proches du Hamas, l’armée israélienne avait arrêté chez elle l’éditorialiste Lama Khater. D’après Al Jazeera, les forces de sécurité israéliennes tenaient ainsi leur promesse de l’arrêter si elle persistait à écrire.

« Les journalistes palestiniens détenus seulement pour des raisons politiques devraient être libérés immédiatement, déclare Sophie Anmuth, responsable du bureau Moyen-Orient de RSF. Jusqu’à preuve du contraire, ces journalistes n’ont commis aucun délit justifiant leur détention, laquelle est donc totalement arbitraire ».

L’interdiction d’Al Quds par les autorités israéliennes est censée concerner le territoire israélien, mais les arrestations ont été effectuées en Cisjordanie. Une pratique dont sont familières les forces israéliennes. D’après l’organisation de défense des journalistes palestiniens Mada, l’armée israélienne a fermé 17 médias ou agences palestiniens l’année dernière, notamment en leur reprochant de fournir des images aux chaînes proches du Hamas, comme Al Aqsa et Al Quds. Ces fermetures se sont accompagnées de placement en détention de journalistes par l’armée israélienne, parfois de plusieurs mois.

Le reporter d’Al Quds Mohamed Hamdan a déjà été détenu dans une prison israélienne quelques jours en février dernier, après avoir filmé une manifestation de soutien aux prisonniers palestiniens. Alaa al Rimawi, le directeur du bureau d’Al Quds, a lui, déjà été emprisonné 12 ans en Israël. Mohamed Anwar Mouna a déjà été arrêté plusieurs fois au cours des années précédentes par l’armée israélienne, et questionné à la fois sur son travail de journaliste, et sur des activités politiques qu’il dément en revanche, d’après le Centre Mada.

La Palestine occupe la 134e place au Classement RSF de la liberté de la presse.


Reporters sans frontières [RSF]