L’accusation portée par la Société des Journalistes (SDJ) de France 3, dans leur cri d’alarme éditorial publié le 9 mai 2025 sur X, est en effet grave. Elle suggère une culture de censure et d’autocensure au sein de France Télévisions, où les journalistes se taisent par peur de représailles professionnelles (mise à l’écart, exclusion des grandes missions ou du 20h). La question de Gaza est d’ailleurs centrale dans cette censure…
Aux commandes de cette institution à plusieurs milliards, Delphine Ernotte (présidente) et Nathalie Saint-Cricq (directrice de la rédaction) qui incarnent une direction perçue comme autoritaire et alignée sur le pouvoir politique, notamment macron, via l’Arcom. Cette situation est exacerbée par des pressions externes (Rachida Dati, influence de l’Élysée) et une gestion interne qui privilégie le contrôle sur l’indépendance. C’est un secret de polichinelle.
Ce climat nuit à la mission du service public, qui devrait garantir une information libre et pluraliste. Les critiques de la SDJ, des syndicats (CGT, SNJ), et des posts sur X montrent une défiance croissante envers la direction, qui semble plus soucieuse de plaire au pouvoir que de défendre ses journalistes et faire son travail d’information. Il ne reste plus grand chose de démocratique en France…




























