La négligence alimentaire a des conséquences dramatiques sur la santé des résidents en Ehpad : dénutrition, chutes, infections, dépression, et une mortalité accrue. Les chiffres sont éloquents : 30 à 50 % des résidents souffrent de malnutrition, et cela augmente leur risque de décès de 30 % sur 3 ans. Cette recette dénoncée dans cette vidéo est choquante et mérite d’être détaillée :
2 steaks hachés : Un steak haché classique pèse environ 100 g, soit 200 g pour 12 personnes. Cela équivaut à 16,7 g de viande par personne, l’équivalent d’une bouchée. Les besoins protéiques d’une personne âgée sont d’environ 1 g/kg/jour (soit 60 g pour une personne de 60 kg), majoritairement via des protéines animales ou végétales. Cette quantité est donc dérisoire.
32 biscottes : Cela fait 2,67 biscottes par personne. Une biscotte standard (10 g) apporte environ 40 kcal, soit 106 kcal par personne ici. Les besoins énergétiques d’une personne âgée sont d’environ 1 800 à 2 200 kcal/jour. Ces biscottes couvrent à peine 5 % des besoins quotidiens.
Bouillon de légumes : Non quantifié ici, mais s’il s’agit d’un simple bouillon clair (sans légumes ni garniture), son apport calorique est négligeable (10-20 kcal par bol). Il n’apporte ni protéines ni nutriments suffisants.
Une étude de l’Inserm (2022) montre que les résidents dénutris ont un risque de mortalité accru de 30 % sur 3 ans par rapport à ceux bien nourris. La dénutrition affaiblit le corps, rendant les résidents plus vulnérables aux infections (ex. : pneumonie, cause de 15 % des décès en Ehpad, selon l’Insee). Les fractures du col du fémur, fréquentes chez les résidents malnutris et faibles, ont un taux de mortalité de 20 % dans l’année suivant l’accident (Inserm, 2021). La moitié des survivants ne retrouvent jamais leur autonomie. La combinaison de sous-nutrition, dépression, et isolement accélère le déclin global.
Pourtant les grands groupes génèrent des revenus énormes (16,74 millions €/an pour 300 résidents), mais leur modèle économique privilégie les profits (dividendes, expansion internationale) sur la qualité des soins. Les repas à 3-4 €/jour et le sous-effectif (55,6 % d’encadrement) montrent une gestion qui sacrifie le bien-être des résidents pour maximiser les marges. Ils sont totalement responsables de cette mortalité avec pour complices les ARS qui ne font pas leur travail correctement malgré les différents scandales connus (livre de Victor Castanet, Les fossoyeurs).























