Les langues se délient et la presse officielle commence à parler petit à petit de la gravité du scandale du Lancet Gate et de ses conséquences. Même si l’article reste très prudent et ne parle pas clairement de la corruption systémique mise en place par Big Pharma, on apprend néanmoins que la corruption du milieu scientifique par l’industrie de la publication l’a été par le magnat de La Presse et escroc, également agent du Mossad, Robert Maxwell, mort dans des conditions très suspectes. C’est le père de Ghislaine Maxwell, la compagne de Jeffrey Epstein, l’un des plus grands prédateurs proxénètes pédocriminels des 50 dernières années.

Vous l’aurez compris, à la lecture de cet article on se rend compte clairement de la mainmise et du règne sans partage du quantitatif sur le qualitatif. En effet, la mise en place du système de notation par impact factor a totalement vicié la mécanique. Il est heureux que cette crise sanitaire ait pu dévoiler toutes ces magouilles et permis de pouvoir court-circuiter toutes ces revues corrompues en passant tout simplement par des sites Internet de prépublication qui, de surcroît, sont gratuits. C’est une véritable révolution qui est en cours, un changement radical de paradigme .


Fondée en 1823, la doyenne des revues médicales jouissait d’une cote en or. Jusqu’à ce 4 juin où elle a dû « retirer » une étude bâclée sur l’hydroxychloroquine, fondée sur de mauvaises données.

Retour sur une ténébreuse affaire, qui relance le débat sur les liaisons dangereuses entre éditeurs et Big Pharma.

Trois Pieds nickelés, borgnes et bourrés, agitant des flacons d’huile de ricin et de poudre de perlimpinpin. C’est par cette image cocasse, mais ravageuse, que le professeur Didier Raoult a réagi, le 5 juin, sur Twitter, à l’annonce du retrait de l’article du Lancet qui concluait à l’inefficacité de la chloroquine… à la demande de trois de ses quatre auteurs. Lui boit du petit-lait : le « scoop » du Lancet se dégonfle d’heure en heure. Les blogueurs scientifiques de tout poil sont sur la brèche. Manipulation ? Traquenard ? Nouveau scandale politico-financier ? Ce qui est déjà devenu le « Lancetgate » a fait couler beaucoup d’encre. La vénérable revue scientifique britannique, fondée en 1823, a dû se rétracter le 4 juin, après avoir publié à la légère, le 22 mai, une étude censée clore le débat sur l’hydroxychloroquine en prouvant son inefficacité et même sa toxicité contre le Covid-19.

Suivie de peu par le New England Journal of Medicine (NEJM), qui a lui aussi publié une étude dont l’auteur principal était Mandeep Mehra, de la Harvard Medical School. Au mieux, il s’agit d’un manque de vigilance, au pire… certains y voient une tentative de manipulation dans la guérilla entre partisans et détracteurs de cette molécule commercialisée par Sanofi. […]


Pierre de Gasquet

Les Échos

18 et 19 juin 2020