Pourtant Emmanuel Macron avait rendu visite au Liban en expliquant qu’il allait les aider à sortir de la crise. Apparemment les promesses n’engagent que ceux qui y croient… Il est d’ailleurs curieux de constater que la presse parisienne n’en parle que très peu, toute la place médiatique ayant été phagocytée par Éric Zemmour.



Englué dans une crise inédite, le Liban connaît depuis des mois des rationnements draconiens de courant, pouvant s’étendre sur plus de 22 heures par jour.

L’électricité du pays est produite en effet en grande partie par des centrales thermiques au fioul.

Blackout total. Le Liban a été plongé dans le noir, samedi 9 octobre, après l’arrêt de l’activité de deux importantes centrales thermiques électriques faute de carburant, a annoncé la compagnie nationale Electricité du Liban (EDL). Ces pauses forcées ont conduit à un « effondrement total du réseau sans aucune possibilité de le restaurer pour le moment », selon l’entreprise. Dimanche, le gouvernement a annoncé un redémarrage partiel des deux centrales, grâce à une aide en gazole fournie par l’armée.

Ces coupures ont paralysé la vie de la population et plusieurs secteurs vitaux. Les gérants de générateurs privés, qui prennent généralement le relais dans ce cas, ont rationné commerces, hôpitaux et foyers, à mesure que le carburant se raréfiait.

Il s’agit de la deuxième panne totale signalée depuis le début du mois. Pour la première, le réseau avait été rétabli quelques jours plus tard. Selon EDL, un pétrolier devait arriver samedi soir et être déchargé en début de semaine prochaine.

Le Liban négocie avec ses voisins


Photo d’illustration : Beyrouth est plongée dans le noir, le 9 octobre 2021, au Liban. (MAHMUT GELDI / ANADOLU AGENCY / AFP)

France Télévisions
10 octobre 2021