C’est toujours la même histoire avec ces politiciens parvenus, ces parasites qui vivent sur le dos du contribuable. Ça nous rappelle d’ailleurs le cas de François Fillon qui ne voulait pas démissionner et qui a fait exploser son parti politique. Ce coup-ci, ce sera la même chose avec l’homme qui s’est rendu célèbre par deux parjures en si peu de temps. Il affirme que c’est une non-affaire, qu’il n’a rien fait de répréhensible, qu’il était question d’un dîner professionnel dans le cadre de son activité de président de l’Assemblée nationale alors que les photographies montrent à l’évidence qu’il s’agit de dîner entre amis. Du coup, ce triste personnage va essayer de s’accrocher aux branches mais il sait très bien qu’il devra quitter son poste car sa position est intenable et l’exemple qu’il donne est désastreux ; il peut même être l’étincelle du redémarrage du mouvement des Gilets jaunes !


S’il reste au gouvernement pour le moment, François de Rugy devra subir des enquêtes et s’engage le cas échéant à « rembourser chaque euro contesté ».

La nouvelle tombe jeudi peu avant 15 heures. François de Rugy écourte son déplacement dans les Deux-Sèvres, car il est convoqué à Matignon. L’apprenant, l’un de ses collègues du gouvernement lâche, comme une évidence : « Il va démissionner ». De l’Assemblée aux ministères, tout le monde ou presque est alors convaincu que le ministre de la Transition écologique va prendre la porte.

Voilà qui donne un aperçu de l’ambiance qui règne dans les coursives du pouvoir, depuis les révélations de Mediapart sur des dîners fastueux, des travaux dans son ministère et la location d’un appartement près de Nantes. Mais quand il ressort vers 18h30 du bureau d’Édouard Philippe, Rugy est toujours ministre.

Le Premier ministre ne veut surtout pas « hurler avec les loups », insiste-on à Matignon. Quand bien même il est conscient que les photos qui circulent depuis deux jours choquent. Pis, Édouard Philippe sait que « la polémique ne va pas passer en un claquement de doigts » et que les explications de François de Rugy n’ont pas suffi à la faire retomber. « L’heure est avant tout à l’aider à démontrer sa bonne foi », insiste-on à Matignon.

« Vérifier le respect des règles en vigueur »

Les travaux dans le logement de fonction affecté au numéro deux du gouvernement vont donc faire l’objet à partir de vendredi d’une inspection « permettant de vérifier le respect des règles en vigueur et du principe d’exemplarité qui s’impose à tous les ministres »…