Il est quand même sidérant de voir un homme qui a tué cinq personnes : sa femme, ses deux enfants et ses parents faire 26 ans de prison et en sortir libre ! Est-ce franchement responsable ? Est-ce que les familles des victimes peuvent accepter une telle infamie ? Qui peut nous garantir que cette personne ne va pas récidiver au premier coup de tête ? En réalité, la société moderne humaniste et lumineuse bla-bla… protège plus les criminels que les victimes. D’ailleurs, personne ni aucun système ne peut protéger les victimes de la folie des criminels, mais lorsque ces derniers ont commis leur forfaiture, une société civilisée se doit de les punir sévèrement et des les empêcher de récidiver.

Aujourd’hui en France, on libère les quintuples homicides, les pédophiles récidivistes, les trafiquants d’héroïne… car non seulement la peine de mort n’existe plus, mais même la peine de prison à perpétuité n’est jamais appliquée totalement ! C’est la meilleure façon de détruire une société en permettant aux sociopathes qui y vivent de proliférer et d’agir en toute impunité.


Le meurtrier, qui a obtenu jeudi la liberté conditionnelle, aura notamment interdiction de se rendre dans les régions Ile-de-France, Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes.

Jean-Claude Romand goûtera bientôt à nouveau à l’air libre. La cour d’appel de Bourges (Cher) a accordé, jeudi 25 avril, la liberté conditionnelle au faux médecin qui avait tué cinq membres de sa famille en 1993. « La liberté conditionnelle a été accordée », a déclaré son avocat, Jean-Louis Abad. La chambre de l’application des peines de Bourges a par cet arrêt infirmé la décision du tribunal de Châteauroux, qui avait refusé la liberté conditionnelle le 8 février.

La décision doit être mise à exécution avant le 28 juin, selon un communiqué de presse du parquet général de Bourges, qui ne donne pas de date plus précise. Mais sous quelles conditions exactement le faux docteur, incarcéré depuis vingt-six ans, retrouvera-t-il sa liberté ?

Bracelet électronique et obligation de suivi 

Cette libération est conditionnée à une « période de placement sous surveillance électronique probatoire d’une durée de deux ans », selon le communiqué de Marie-Christine Tarrare, procureure générale de Bourges. À l’issue de cette période de  deux ans où il devra porter un bracelet électronique, « le condamné sera soumis pour une durée de dix ans à des mesures d’assistance et de contrôle ». Jean-Claude Romand devra « se soumettre à des mesures d’examen médical, de traitement ou de soins ».

Interdiction de parler aux parties civiles et de s’installer dans trois régions

Le faux docteur devra, à l’issue de la période probatoire, s’établir « en un lieu autorisé par l’autorité judiciaire », s’abstenir d’entrer en relation avec les victimes et les parties civiles mais « réparer en tout ou partie » les dommages qu’il a causés. Le faux médecin aura, par ailleurs, interdiction de se rendre dans les régions Ile-de-France, Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes. Sa belle-famille ainsi que son ancienne maîtresse, et probablement d’autres proches, résident dans ces régions.

Pas de témoignage médiatique

Jean-Claude Romand devra aussi « s’abstenir de toute communication médiatique relative aux crimes pour lesquels il a été condamné », indique encore le communiqué du parquet général de Bourges. Impossible pour lui de parler en public de son histoire et des faits pour lesquels il a fait la une des journaux. Celle-ci a déjà fait l’objet de plusieurs productions comme le roman L’Adversaire d’Emmanuel Carrère, adapté à l’écran par Nicole Garcia en 2002.

 


Photo d’illustration : Jean-Claude Romand devant la Cour d’assises de l’Ain, au palais de justice de Bourg-en-Bresse, le 25 juin 1996.  (PHILIPPE DESMAZES / AFP)