Un livre a été publié en mai dernier concernant ce scandale judiciaire, L’affaire Kabile.


Peut-on avoir confiance dans nos institutions ? C’est la question que soulève l’affaire Kabile. En février 2001, Madame Eliane Kabile se rend à l’hôpital pour une douleur à la cheville. Quelques jours plus tard, elle perd la vie à l’hôpital de Gonesse, dans des conditions étranges (jusqu’à trois causes de décès avancées par le corps médical) et à une date de décès incertaine (deux dates différentes étant avancées).

La famille demande alors une autopsie du corps de la victime. Deux corps sont transportés à l’hôpital de Garches pour une seule fausse autopsie. Quand on demande ce qui s’est passé à un interne de l’hôpital, il pleure et refuse de dire ce qui est arrivé à Eliane Kabile.

Exhumation du corps un an plus tard, en violation des règles de procédure : substitution du cercueil de l’enterrement et trois ADN retrouvés dans une bouillie de parties humaines dont une cage thoracique d’enfant.

Trois faux actes de décès pour deux morts sont établis par la mairie de Gonesse en février 2001 relevant une défaillance du Procureur de Pontoise dans le contrôle de l’état civil.

Le 23 août 2018, le Directeur de Cabinet du maire de Gonesse Jean-Pierre Blazy et le Directeur Général des Services avouent, à Hadama Traoré (porte-parole du mouvement La Révolution Est En Marche) et autre témoin, la réalité des faits de crimes de faux en écritures publiques commis par des agents de la mairie de Gonesse en 2001 et dont le maire est juridiquement responsable.

Jean Maïa, Agent Judiciaire de l’État à l’époque des faits qui lui sont reprochés est poursuivi par les parties civiles pour des faits de :

1- Délit d’entrave à la saisine de la justice et non-dénonciation de crimes, tel que défini par l’article 434-1 du Code Pénal ;

2- Délit d’entrave à la saisine de la justice par protection de délinquants et criminels, tel que défini par l’article 434-6 du Code Pénal ;

3- Délit de corruption passive et de trafic d’influence commis par une personne exerçant une fonction publique, tel que défini par l’article 432-1 du Code Pénal ;

4- Voie de fait commise à l’encontre de M. Thierry Kabile et autres parties civiles, empêchant la tenue d’un procès équitable par un tribunal impartial.

Parce que cette affaire cherche à mettre la lumière sur la cause du décès de Madame Eliane Kabile, décédée il y a de cela 17 ans, et dont la justice traîne à appliquer ce qui est attendu de droit. La famille soupçonnant, à l’aune des éléments recueillis, un réseau de trafic d’organes agissant sur le territoire national et couvert par les pouvoirs politiques successifs.

Rendez-vous, le mercredi 12 septembre 2018 à 13h30, à la Cour d’appel de Paris, île de la Cité, salle Pierre Massé, escalier Z, au 2ème étage.

Un quêteur