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Décidément la grande chancellerie de la Légion du déshonneur continue de distribuer ses breloques à n’importe qui et, surtout, n’éprouvant aucune gêne à garder des personnalités qui ont été condamnées par la justice, ce qui va justement à l’encontre du règlement de la Légion d’honneur. Prenons pour exemple le patron de Skyrock, Monsieur Pierre Bellanger, qui a été quand même condamné en appel pour détournement de mineurs ! Ce qui est encore plus choquant c’est le fait de voir l’état décider de ce qui est ou non honorable, alors qu’il n’a absolument aucune idée de ce que peut être l’honneur, lui qui passe son temps à se parjurer, tuer, voler, tromper, comploter…


« C’est très bien de la refuser ; mais encore faudrait-il ne pas l’avoir méritée ».
Jacques Prévert


« En France, le deuil des convictions se porte en rouge et à la boutonnière. »
Jules Renard


Emmanuel Macron avait décidé en novembre dernier de réviser les critères d’attribution de la légion d’honneur pour « retrouver l’esprit » de la plus haute distinction française, créée en 1802 par Bonaparte. À l’issue de cette réforme, la promotion dite « du 14-Juillet » récompense cette année pas moins de 392 personnalités, couvrant tous les champs de la société, du monde des arts à la politique en passant par la science.

Cette année, la culture est bien représentée avec notamment la distinction du comédien Michel Bouquet, élevé à la dignité de la grand’croix, de la comédienne Marie-Christine Barrault, promue commandeur, du réalisateur Claude Lelouch et du directeur du festival d’Avignon, Olivier Py. L’éditeur Jacques Glénat est fait chevalier, comme la journaliste Catherine Nayl, directrice de l’information de France Inter. Autre journaliste, aujourd’hui au CSA, Mémona Hintermann-Afféjee, promue officier.

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Macron épingle la légion d’honneur



LCI – Rédaction