Votre cas, monsieur le Lay est d’autant plus intéressant qu’il y a plusieurs personnalités chez vous. J’en ai dénombré trois, dites-moi si je me trompe : Boris le Lay officiel, Gandalf le blanc et Captain Harlock. Je les ai classé du plus modéré au moins modéré. Le plus intéressant étant évidemment Harlock. Si les givrés sont en général des types pas vraiment drôles dont on veut se débarrasser par tous les moyens, Harlock lui est un givré drôle qu’on a envie de raisonner.

D’abord, il adore fanatiquement Hitler, Himmler, Eichmann et Goebbels, et est attaché fanatiquement à la civilisation européenne et à la race blanche européenne qu’il considère bien supérieure à toutes les autres. Persuadé que la civilisation est racialement déterminée, exclusivement déterminée par des gènes raciaux (c’est-à-dire que plus la race est pure, plus les gènes sont purs et sans mélange, et plus la civilisation est brillante), et que la civilisation européenne est donc déterminée par les gènes de sa race à lui, blanche européenne, il observe avec beaucoup de rage la disparition inexorable de cette race sous l’effet conjugué de la promotion de l’homosexualité, de la dénatalité par les moyens modernes de l’avortement et de la contraception (techniques inventées par des Européens ! Ou des Occidentaux) et de l’idéologie du métissage forcenée, elle-même articulée à celle de l’immigration tous azimuts. Bien-sûr qu’il faut souverainement contrôler ses frontières (surtout morales), bien-sûr que le mélange forcené des races est une folie furieuse qui mène inéluctablement au chaos irréversible, au profit d’une race qui elle ne se mélange pas, cependant Harlock ne comprend pas ou ne veut pas admettre que la création civilisationnelle n’est pas déterminée racialement, par des gènes raciaux, car enfin si tel était le cas, l’écriture ne serait pas apparue seulement au 1er siècle avant J.-C. chez les anciens Celtes et Germains, pourtant racialement purs, la fameuse écriture runique, alors que l’écriture était déjà utilisée chez les Mésopotamiens depuis des millénaires ! Lorsque je dis que ces anciens Germains étaient de race pure, je cite précisément le grand historien romain Tacite, du 1er siècle après J.-C., qui écrivait que « le sang des Germains ne fut jamais altéré par des mariages étrangers, que c’est une race pure, sans mélange, et qui ne ressemble qu’à elle-même ». Et ces anciens Germains pourtant de race pure ne produisirent rien durant des siècles, voire des millénaires, excepté des huttes en bois sans murs, quand dans le même temps fleurissaient en Orient des merveilles architecturales, temples monumentaux, palais colossaux, villes fortifiées…

Les historiens de l’antiquité décrivent ces peuples européens de race pure comme une myriade de tribus farouches se livrant des guerres incessantes, vivant de pillages, sans unité civilisationnelle et sans civilisation tout court. Si on suit Harlock, ces peuples européens, puisqu’ils étaient de race pure, auraient dû produire les plus hautes créations civilisationnelles, en tous cas au moins aussi hautes que celles d’Égypte ou de Mésopotamie à la même époque, mais en réalité en guise de hautes créations civilisationnelles, les Romains virent arriver des peuples de race brutalement pure portant cheveux et barbe longs, guerroyant nus ou quasiment nus et se recouvrant le corps de peinture bleue avant de livrer bataille ! Dans le Livre III de son ouvrage La guerre des Gaules, Jules César écrivait par exemple ceci : « Tous les Britanni se peignent avec du pastel ce qui leur donne une couleur azurée et rend leur aspect horrible lors des combats. Ils portent leurs cheveux longs et se rasent tout le corps, excepté la tête et la lèvre supérieure ». Pittoresque, non ! Mais les auteurs de l’Antiquité parlent aussi de mœurs singulières chez les tribus de race aryenne pure. Dans son ouvrage La Politique, Aristote, au 4e siècle av. J.-C., écrivait à propos de Sparte : « Le législateur voulait que la cité [de Sparte] tout entière fût un modèle de tempérance. Il a réussi quant aux hommes. Quant aux femmes, le but est entièrement manqué ; elles vivent dans la licence ; elles se livrent à tous les excès du luxe et de l’intempérance. Par une conséquence naturelle, les richesses sont en honneur dans un pareil gouvernement, surtout si les hommes y ont un grand penchant pour les femmes, penchant qui est assez ordinaire parmi les peuples guerriers, si vous exceptez les Celtes et quelques autres nations, qui préfèrent l’amour du sexe masculin ». Ce que confirme Strabon, géographe et historien grec du 1er siècle av. J.-C., dans le chapitre IV du Livre IV de son ouvrage Geographica : « Tout le monde sait que les Gaulois aiment les disputes ; on sait également que chez eux les jeunes gens se prostituent, sans que cela soit regardé comme une action honteuse ».


Bref, entre l’idéologie psychotique du mélange des races promu par ce prophète démoniaque de Soros et le narcissisme racial hystérique qui s’est emparé de Harlock, il y a me semble-t-il un « juste milieu » comme disait Aristote.


Jetons maintenant un œil sur ce que disait le plus grand voyageur de l’antiquité, à savoir Diodore de Sicile, historien grec du 1er siècle av. J.-C., Diodore écrivait ceci dans le chapitre II du livre V de son ouvrage Bibliothèque historique, quant aux anciens Celtes de race parfaitement pure : « Quoique leurs femmes soient belles, ils ont très peu de commerce avec elles, mais ils se livrent à la passion absurde pour le sexe masculin, et couchés à terre sur des peaux de bêtes sauvages, ils ont d’habitude à chaque côté un compagnon de lit. Mais ce qu’il y a de plus étrange, c’est que, au mépris de la pudeur naturelle, ils prostituent avec abandon la fleur de la jeunesse. Loin de trouver rien de honteux dans ce commerce, ils se croient déshonorés si l’on refuse les faveurs qu’ils offrent ». Quant était-il maintenant des anciens Germains de race parfaitement pure ? Selon Ammien Marcellin, grand historien de langue latine du 4e siècle après J.-C., dans le Livre XXXI de son ouvrage Res Gestae : « Un infâme libertinage a tellement gangrené cette indigne race des Taïfales, que chez eux, dit-on, l’usage contraint les adolescents à prostituer aux plaisirs des hommes faits la fleur de leur jeunesse, et que nul d’entre eux ne peut se rédimer de cette immonde servitude, avant d’avoir pris, sans aide, un sanglier à la chasse, ou terrassé, de ses propres mains, un ours de grande taille » [les Taïfales étaient un ensemble de peuplades germaniques]. Ainsi la race aryenne pure avait des pratiques que réprouve violemment Harlock en les imputant aux ennemis de la race blanche européenne. Plus proche de nous, Ernst Röhm, le fondateur de race pure du NSDAP, parti de la race aryenne pure tant affectionné par Harlock, Ernst Röhm dis-je était publiquement homosexuel ! À l’évidence, le narcissisme racial tant affectionné par Harlock conduit inéluctablement à cette pratique homosexuelle, notamment avec des adolescents, pratique tant réprouvée par le même Harlock… ! Vous avez dit folie ? Bref, entre l’idéologie psychotique du mélange des races promu par ce prophète démoniaque de Soros et le narcissisme racial hystérique qui s’est emparé de Harlock, il y a me semble-t-il un « juste milieu » comme disait Aristote.

Pour finir, un dernier mot, sur la religion des anciens Celtes de race parfaitement pure, un mot du bon Strabon, dans le chapitre IV du Livre IV de son ouvrage Geographica : « Ils ne sacrifiaient jamais sans qu’un druide fût présent. On cite aussi plusieurs formes de sacrifices humains chez eux : par exemple, on tuait certaines victimes à coups de flèches, ou on les crucifiait dans les temples, ou encore on confectionnait une effigie géante de paille et de bois, et après avoir jeté dedans des bestiaux et des animaux sauvages de tout genre et des hommes, ils en faisaient un holocauste ». La pure race aryenne donc.

Raisonnablement votre,

Lotfi Hadjiat