Franchement que vient faire l’IVG dans cette histoire ? Voici comment Babylone veut et peut imposer sa loi au monde entier tandis que les ennemis de Babylone sont incapables de s’organiser ne serait-ce que pour mettre en place le boycott de certaines industries…


Le géant de la vidéo à la demande songe à arrêter ses tournages si cet État américain applique un texte destiné à restreindre l’avortement.

Netflix pourrait cesser les tournages en Géorgie si cet État américain applique une loi qui durcit considérablement les critères permettant aux femmes d’interrompre leur grossesse, affirme mardi 28 mai un responsable de la plateforme de vidéo à la demande. La Géorgie vient d’adopter une loi interdisant les avortements dès que les battements du cœur du fœtus sont perceptibles. Cela correspond environ à la sixième semaine de grossesse, un stade où bien des femmes ignorent encore qu’elles sont enceintes.

« Nous employons de nombreuses femmes sur des productions en Géorgie, dont les droits, comme ceux de millions d’autres, subiront des restrictions sévères en raison de cette loi », a déclaré le responsable des contenus de Netflix, Ted Sarandos au site Variety (en anglais). « Étant donné que la législation n’est pas encore entrée en vigueur, nous continuerons à tourner là-bas, tout en soutenant aussi les partenaires et les artistes qui ont choisi de ne pas le faire. Si la loi devait être appliquée, nous aurions une réflexion sur la totalité de nos investissements en Géorgie », a-t-il affirmé.

Grâce notamment à des dispositifs fiscaux très avantageux, cet État du Sud des États-Unis a su attirer ces dernières années de nombreux tournages de films. Parmi elles, les productions Marvel (Black Panther, Avengers : Infinity War et Avengers : Endgame), et des séries télévisées (Stranger Things, Ozark, The Walking Dead…).

Tester les limites de la Cour suprême

Certaines stars ou petites maisons de production indépendantes ont appelé, sans grand succès jusqu’à présent, à boycotter les tournages se déroulant dans cet État américain pour protester contre la nouvelle loi sur l’avortement. Mais les grands studios, eux…

 


Photo d’illustration : le logo de Netflix photographié le 19 avril 2018. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)