Il s’agit d’une technologie et d’un savoir-faire extrêmement importants puisqu’il est question des bouteilles d’oxygène utilisées dans le domaine médical. Macron et son gouvernement ont laissé faire cette fermeture alors que l’usine était bénéficiaire. Maintenant, on apprend qu’il n’y a plus d’oxygène dans les Antilles françaises et on comprend mieux pourquoi. Pourtant, il aurait été beaucoup plus simple de livrer les Antilles en bouteilles d’oxygène que de déplacer des dizaines de malades en métropole !

Du coup, si vous croyez une seconde que le gouvernement est là pour vous sauver la vie, pour gérer au mieux les ressources du pays, les 200 milliards de cotisations sociales annuelles de la Sécurité sociale, vous vous mettez un doigt dans l’œil jusqu’au coude. En réalité c’est exactement l’inverse qui se passe, c’est totalement l’inverse qui est réalisé sur le terrain tous les jours : destruction du matériel, délocalisation des usines, perte du savoir-faire, fermetures de lits par dizaines de milliers, manque de formation de professionnels de la santé… Par contre,  dès qu’il s’agit de faire des chèques de quelques dizaines de milliards d’euros à Big Pharma, ils sont les premiers à les signer.



Près de Clermont-Ferrand, la seule usine d’Europe qui produisait des bonbonnes d’oxygène a fermé ses portes il y a deux ans, et ses ouvriers se battent pour éviter la destruction du site.



C’était l’un des fleurons de la métallurgie française. Une usine créée pendant la Guerre pour la fabrication d’obus, et qui s’était reconvertie dans la fabrication de bouteilles d’oxygène. La toute dernière usine de l’Union européenne à produire, notamment, les bouteilles d’oxygène portatives, en aluminium ultra léger, à destination des hôpitaux ou des pompiers.

Protéger les machines nuit et jour

Depuis plus d’un an, l’usine auvergnate est l’objet d’un bras de fer : d’un côté la direction, le groupe britannique Luxfer, qui a décidé de la fermer alors qu’elle était bénéficiaire, et de l’autre les salariés. Ils ont occupé le site nuit et jour pendant des mois pour protéger le site et leurs machines. Le confinement lié à l’épidémie de Covid-19 les a obligés à rentrer chez eux, mais la crise leur a redonné espoir.


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5 avril 2020