Matignon saisit la justice après une fuite explosive sur le budget. Les Echos ont publié des travaux internes visant une partie de l’épargne salariale. Le gouvernement y voit un risque pour la vie des affaires et les taux d’emprunt ! Une première, du jamais vu !
Pourtant le budget de la nation n’est pas un secret militaire. Ces documents parlaient seulement de pistes encore non tranchées. Le guignol Sébastien Lecornu a qualifié ces fuites de graves ! Son communiqué du 7 septembre 2026 invoque les intérêts supérieurs de l’État ! Quels intérêts ? Ceux qui ont été détruit par la macronie depuis 10 ans !
Ainsi un signalement article 40 part vers la procureure de Paris. Il vise ceux qui ont transmis des travaux non définitifs. Matignon parle d’abus de confiance possible ou de violation du secret professionnel, rien que ça. Le texte précise que la presse n’est pas visée. En réalité l’enquête peut conduire à interroger les journalistes pour retrouver leurs sources.
Des journalistes de moins en moins libres…
Les Echos dénoncent un précédent inédit. Jamais auparavant Matignon n’avait judiciarisé de simples documents préparatoires. Edwy Plenel y voit une atteinte au droit de savoir. Le secret des sources reste protégé par la loi de 2010, cette protection n’est cependant pas absolue. On l’a déjà vu avec macron et certains journalistes harcelés par la justice ou les services de renseignements (Ariane Lavrilleux) ! Déjà que le métier de journaliste est en grande majorité composé de pleutres, de laquais du système, les quelques uns qui font encore leur travail sont menacés par l’exécutif…
Par ailleurs le gouvernement manque de majorité, chaque fuite complique les arbitrages budgétaires déjà délicats. Les marchés financiers réagissent vite aux rumeurs fiscales. C’est l’argument avancé pour justifier cette démarche.
Toutefois le débat public sur l’épargne des salariés mérite la transparence. Le Parlement doit examiner le projet final en octobre. Cette saisine crée donc une tension nouvelle entre pouvoir et information. Tout ceci n’est que censure et intimidation et pourtant d’aucuns continuent de croire et faire croire que nous sommes toujours en démocratie…































