Cette énième affaire d’effets secondaires graves des vaccins résume à elle seule le mode de fonctionnement du système. Le lien de causalité sera nié et on préférera imputer les nouvelles maladies consécutives à la vaccination, à l’état psychique fragile des patients ! Il est d’autant plus osé de parler de psychiatrie que la négation même de la souffrance de la patiente peut justement perturber et aggraver son état psychologique.


Poitiers. Obligée de se vacciner, une aide-soignante a développé une myofasciite à macrophages (MFM), maladie provoquée par l’hydroxyde d’aluminium. 

Constamment fatiguée, elle n’est vigilante qu’à peine quatre heures par jour. Derrière l’audience du tribunal administratif de Poitiers, mardi matin, c’est la vie d’une femme détruite que Me Giroire-Revalier a portée en demandant la condamnation de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam) au paiement de la somme de 1.002.775€ « en réparation des préjudices subis des suites des vaccinations obligatoires. »

« Suspicion de parti pris des médecins avec les laboratoires »

Comme toutes les aides-soignantes en formation, avant d’intervenir auprès des malades au CHU de Poitiers, cette femme, dont M Giroire-Revalier a préféré taire le nom, avait été contrainte à une série d’injection de vaccins dont celui contre l’hépatite B ou le « Ror » (rougeole, oreillons, rubéole) fin août et début septembre 2011.
Fièvre et courbatures étaient apparues le jour même de la première vaccination. Cette femme avait ensuite ressenti des sensations de brûlures dans le corps. Elle avait immédiatement imputé ses troubles à la vaccination. Un rhumatologue du CHU avait constaté l’apparition d’une fibromyalgie (fatigue importante, douleurs diffuses, troubles du sommeil…).
Une biopsie, réalisée en 2013, avait finalement détecté l’apparition d’une myofasciite à macrophages (MFM), maladie neurologique induite par l’hydroxyde d’aluminium utilisé comme adjuvant dans de nombreux vaccins (*). Le médecin mandaté à Montauban pour réaliser une première expertise afin d’établir un lien de causalité entre la vaccination et l’apparition de la maladie avait estimé… qu’il n’y en avait pas. Selon lui, les antécédents psychiatriques de la requérante seraient la cause de ses problèmes de santé.

Le rapporteur public  a demandé une nouvelle expertise

Le rapporteur public a peu goûté aux conclusions de cette lecture : « Nous proposons la réalisation d’une nouvelle expertise pour déterminer le lien de causalité entre la vaccination et la myofasciite à macrophages », a-t-il proposé aux magistrats.
« Les conclusions du premier expert sont hallucinantes, a estimé M Giroire-Revalier. Il considère que les préjudices proviennent de l’aggravation de l’état psychiatrique de ma cliente. Cette analyse semble complètement incompréhensible. Une nouvelle expertise semble être une proposition correcte au vu de la situation. Mais nous souhaiterions que les experts ne soient pas les mêmes. Il existe une suspicion de parti pris de ces médecins avec les laboratoires qui ont commercialisé ces vaccins. »
La décision sera rendue dans quinze jours.

(*) La myofasciite à macrophages (MFM) se traduit par une fatigue et des douleurs musculaires et articulaires chroniques et des difficultés neurocognitives. Ces symptômes apparaissent après une vaccination aluminique.