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L’« Azura » quittant la rade de Toulon le 19 avril, une fois son commandant entendu par la gendarmerie maritime. (Photo : Jean-Claude Bellonne)

C’est avec ce genre d’articles que l’on comprend que les autorités se moquent de nous. Pour 0,18 % de soufre de trop dans son carburant, le capitaine du paquebot Azura a été mis en garde à vue. Pendant ce temps, vous pouvez observer au port de la Joliette jusqu’à 7 paquebots par jour stationnés tout en continuant de polluer car les autorités n’ont pas été capables de leur fournir des branchements électriques 1 million de fois moins polluants. Pendant ce temps, les Marseillais continuent d’avoir de très gros problèmes respiratoires avec une augmentation du nombre de cancers…

Ce n’est pas le taux de soufre dans le carburant des paquebots qu’il faut mesurer mais bien le degré de pollution de l’air que l’on respire ! Est-ce si dur à comprendre ?


Le paquebot Azura, de la compagnie P & O cruises, a vu son départ du port de La Seyne-sur-Mer différé d’un peu plus d’une heure le 19 avril.

Auditionné par les gendarmes maritimes de Toulon suite à un contrôle à bord effectué par la direction interrégionale de la mer (Dirm) Méditerranée le 29 mars, lors d’une escale à Marseille, le commandant a reconnu que son navire utilisait du carburant dont le taux en soufre était de 1,68 %, dépassant le seuil autorisé de 1,5 % par le code de l’environnement.

Pour l’heure, seul le commandant est poursuivi dans le cadre de l’enquête diligentée par le procureur Xavier Tarabeux. Il a été convoqué devant la 6e chambre du tribunal correctionnel de Marseille le 9 juillet. Il encourt un an de prison et 200 000 euros d’amende. Selon le parquet, en vertu du code de l’environnement, la compagnie pourrait également être amenée à comparaître.


Alain LEPIGEON