Iaginez ça ! Article à lire tant les faits sont graves et qu’elle a déjà un historique très chargé. On se demande après pourquoi la France a coulé.

JUSTICE – La maire UMP d’Aix-en-Provence, Maryse Joissains-Masini, a été placée en garde à vue jeudi dans le cadre d’une enquête sur des emplois présumés fictifs. Retour sur un itinéraire parsemé de polémiques.

La maire UMP d'Aix-en-Provence a été placée en garde à vue ce jeudi.

La maire UMP d’Aix-en-Provence a été placée en garde à vue ce jeudi. Photo : AFP

Mauvais cadeau pour la maire UMP d’Aix-en-Provence, candidate à sa réélection en 2014. Maryse Joissains-Masini a en effet été placée en garde à vue à l’hôtel de police de Marseille, ce jeudi, dans le cadre d’une enquête sur des emplois présumés fictifs . Selon une source proche du dossier, confirmant une information de France 3 Provence-Alpes, Maryse Joissains est entendue pour trafic d’influence et détournement de fonds publics.« Depuis ce matin, Maryse Joissains est entendue sur les conditions de promotion de son chaufeur Omar Achouri au plus haut grade de la fonction publique territoriale (cat. A) et sur le recrutement de son fils par la communauté d’agglomérations du Pays d’ Aix. Christophe Achouri, le fils du chauffeur, est le seul mis en examen à ce jour », rapporte le site de France 3. La garde à vue de Maryse Joissains est prévue pour 24 heures.

Maryse Joissains, une habituée des polémiques

Avant cette affaire, l’édile était déjà une habituée des polémiques. Au lendemain de l’élection de François Hollande à la tête de l’État, la députée-maire avait ainsi contesté sa légitimité, le qualifiant de « danger pour la République » et s’en prenant même à son physique. Elle était d’ailleurs allée jusqu’à déposer un recours (trop tardif) pour faire annuler l’élection présidentielle. Ironie de l’histoire, sa propre élection aux municipales avait été annulée en 2008 par le Conseil d’État. L’institution lui reprochait « des propos et des insinuations d’une nature et d’une gravité inadmissibles qui ont émaillé la campagne [et] ont constitué des manœuvres ayant pu fausser les résultats du scrutin ». Enfin à la même époque, l’élue avait souligné dans les colonnes de La Provence « avoir toujours défendu » les valeurs de Marine Le Pen.

En 1978, c’est son mari, Alain Joissains, qui avait arraché la ville à un socialiste. Puis, comme le rappelle Rue89, alors qu’il comptait rempiler pour un second mandat en 1983, il avait été accusé d’avoir financé une partie de la villa de son beau-père aux frais de la municipalité. Condamné à deux ans de prison avec sursis pour abus de bien sociaux, il devient toutefois chef de cabinet de Maryse Jouissains en 2001, avant que le tribunal administratif n’estime que ce contrat et ses avenants étaient illégaux et rédigés sur la base d’une rémunération excessive (environ 476.000 euros en sept ans). Une mauvaise histoire de famille.

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