La réalité est cruelle et s’impose à tous : les 4500 soldats de l’opération Barkhane ne sont sur place que pour assurer les intérêts de lobbys importants comme Orano… Preuve en est, ils sont incapables de mettre fin aux ridicules groupuscules armées malgré des moyens infiniment supérieurs (aviation, drones, satellites…) ! Les témoignages des Maliens sont également là pour prouver que la stratégie de l’Élysée n’est pas de mettre fin au terrorisme local mais de l’entretenir pour faire durer cette mascarade le plus longtemps possible.

Ajoutons qu’il est tout de même cocasse et culotté de faire croire que des guignols sur des pickups Toyota à 3000 km au sud de Marseille peuvent représenter une menace pour la France d’autant que l’Algérie et son armée sont puissants.



Environ 4 500 militaires français sont mobilisés dans le cadre de cette opération, lancée en août 2014 pour stopper la progression des groupes jihadistes dans la région.

« Cette terrible nouvelle endeuille nos armées, la communauté de défense et la France toute entière. » Mardi 26 novembre, en début d’après-midi, la ministre des Armées, Florence Parly, a pris la parole depuis son ministère pour rendre hommage aux treize militaires morts lundi dans un accident d’hélicoptères dans la région de Ménaka, dans l’Est du Mali.

Il s’agit du plus lourd bilan humain pour les militaires français depuis le début de leur déploiement au Sahel en 2013, et l’une des plus grandes pertes de l’armée française depuis l’attentat du Drakkar au Liban, en 1983, qui avait fait 58 morts. Franceinfo se penche sur l’opération Barkhane, à laquelle les treize militaires prenaient part.

Quelle est l’histoire de cette mission ?

Barkhane débute en août 2014, et prend ainsi le relais de deux autres opérations extérieures : Serval, lancée en janvier 2013 par François Hollande pour arrêter la progression de colonnes jihadistes qui contrôlent le Nord du Mali, et Épervier, lancée en 1986 pour venir en aide au régime tchadien et chargée ensuite de protéger les intérêts français sur place.

À l’époque, l’exécutif justifie la mise en œuvre de cette opération par la nécessité de s’adapter à la menace terroriste dans cette zone. Serval a en effet permis de chasser les jihadistes des principales villes du Nord du Mali, mais sans éradiquer les combattants qui se réfugient dans des zones rurales. C’est donc pour « aborder la menace terroriste sous une approche régionale, plus adaptée aux mouvements transfrontaliers des différents groupes », comme l’écrit Le Parisien, qu’Epervier et Serval fusionnent.

Tirant son nom d’une dune prenant la forme d’un croissant sous l’effet du vent, Barkhane est actuellement la plus importante opération extérieure de l’armée française, avec environ 4 500 militaires mobilisés. Ceux-ci sont déployés sur l’ensemble de la bande sahélo-saharienne, entre la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad, soit une zone vaste comme l’Europe.

Que font actuellement les militaires français engagés ?

Sur son site internet, le ministère des Armées explique que les soldats français déployés sur cette zone sont chargés de remplir trois missions : maintenir la pression sur les groupes armés terroristes, en « démantelant leurs caches » d’armes et d’explosifs et en empêchant les opérations de ravitaillement, mettre en place un « partenariat militaire opérationnel » avec les armées des cinq pays concernés par l’opération, et, enfin, « agir au bénéfice de la population locale ». Paris met en avant la mise en œuvre, en 2018, de vingt-trois projets, dont huit d’adduction d’eau, destinés à la population de la région du Liptako, où l’accident d’hélicoptères s’est produit lundi.

Pour mener à bien cette mission, l’État consacre chaque année 700 millions d’euros à Barkhane, comme le rappelait en août la radio RFI. Une somme conséquente, que l’armée utilise également depuis octobre 2017 pour remplir deux autres missions, non inscrites sur le site du ministère : « Produire du renseignement humain, par la constitution d’un réseau de sources dans la population ; occuper durablement le terrain avec les armées du Sahel », écrivait Le Monde en juillet 2018.

La France est-elle isolée sur le terrain ?

Non, mais avec ses 4 500 hommes sur place, elle joue un rôle prépondérant. Les différentes armées nationales de la région sahélienne sont en effet au front depuis 2012…


Photo d’illustration : un militaire français participant à l’opération Barkhane, le 27 mars 2019 dans la région de Gourma (Mali). (DAPHNE BENOIT / AFP)

avatarfranceinfo / AFP / Reuters

France Télévisions

27 novembre 2019