Shoshana Strock est morte le 15 mars 2026. Sa mère, la ministre israélienne Orit Strock, a elle-même annoncé le décès. Shoshana accusait ses deux parents d’abus sexuels rituels depuis l’âge de deux ans et demi, impliquant également le rabbin renommé Zvi Thau. Avant de mourir, elle avait laissé un message glaçant : « Des députés, des rabbins, des gens avec du pouvoir… Si on vous dit que je me suis suicidée, ne le croyez pas. »
Les circonstances sont troublantes. Selon des proches et le journaliste Sefi Rachlevsky, Shoshana ne présentait aucun signe de détresse suicidaire la veille de sa mort. Elle avait pourtant alerté désespérément la police et le public après avoir été de nouveau agressée chez elle par son père et un autre homme. Ses appels à la protection étaient restés sans réponse.
Le contexte familial est accablant. Son frère Zviki avait été condamné en 2007 pour l’enlèvement et la torture d’un adolescent palestinien — il n’avait purgé que neuf mois de prison effective. Une famille au cœur du pouvoir religieux et politique israélien, protégée par des réseaux qui semblent avoir rendu Shoshana invisible aux yeux des institutions.
Elle avait tout dit publiquement. Elle avait nommé ses agresseurs. Elle avait demandé protection. Elle avait même anticipé sa propre mort et la façon dont elle serait présentée. Rien n’a bougé.
Sa mort pose une question brutale : quand une victime nomme ses bourreaux parmi les puissants, crie au secours et prédit sa propre disparition — qui est responsable de ne pas l’avoir protégée ?
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« Sexual violence against young boys and girls. Things that are done in the name of a religious ritual… These rituals, most of which are ancient rituals from the days of Baal worship, have not vanished from the world »
Rabbi Ya’akov Madan is the only rabbi in the… https://t.co/rffw0svHa6 pic.twitter.com/EqmwiLMs6d
— B.M. (@ireallyhateyou) March 17, 2026
Voici la traduction française des principales déclarations du discours du rabbin concernant les rituels sataniques dénoncés par Shoshana : « Les faits sur lesquels je m’apprête à parler semblent à première vue totalement absurdes et comme le fruit d’une imagination malade. Malgré cela, je maintiens mes dires. Des informations claires m’ont été transmises personnellement par des parents concernant une violence sexuelle dirigée contre [leurs enfants] lors de rituels effectués au nom d’un rituel religieux ou social. Parfois, ils sont liés à des personnes qui sont nos amis. Ils sont assis avec nous sur les bancs de la synagogue, étudient avec nous ou sont nos collègues de travail, et ils sont atteints de ce phénomène.
Des choses qui se sont produites chez nous, près de nous… Rabaïm, cela arrive. Cette atteinte est grave au moins autant que l’effusion de sang. Si nous ne corrigeons pas cela, nous ne pourrons pas laver nos mains et dire “nos mains n’ont pas versé ce sang” [référence biblique à l’innocence collective]. »
« Violence sexuelle contre les jeunes garçons et filles. Des choses qui sont faites au nom d’un rituel religieux… Ces rituels, dont la plupart sont des rituels anciens datant de l’époque du culte de Baal, n’ont pas disparu du monde. »
Le rabbin compare ces pratiques à des rituels anciens persistants et appelle à une réaction forte, car le phénomène serait couvert ou ignoré dans la communauté.
































