Curieusement, les médias et les politiques corrompus ne parlent jamais des slogans et pancartes : « Ne vous suicidez pas, rejoignez-nous » que tout le monde à pu lire ou entendre lors des manifs ! Ils en font des tonnes depuis 4 jours sur un fait-divers qui n’est pas du tout représentatif des #GiletsJaunes. Si on y ajoute les menaces de mort ahurissantes proférées par les FDO contre les manifestants #GiletsJaunes et dont les médias complices ne parlent jamais, la boucle est bouclée…



« Ne vous suicidez pas ! Rejoignez-nous ! » :

Ce slogan adressé aux policiers, entendu lors des manifestations des 13 et 20 avril, était sans doute incompatible avec le prêt-à-condamner dominant… C’est pourquoi les commentateurs professionnels ont préféré l’oublier pour se mobiliser exclusivement contre le pire – « Suicidez-vous ! » – scandé par quelques dizaines de personnes en fin de manifestation sur la place de la République. Indignation générale et escalade verbale.

Dès le samedi à 16h, à peine avait-elle eu lieu, la scène fut diffusée en boucle notamment sur les chaînes d’information en continu.… prélude à une nouvelle diffusion en boucle de la scène et des condamnations…… suivie dans la soirée et pendant toute la journée de dimanche des débats pompeusement présentés comme des « décryptages ».Pour ne pas accabler nos lecteurs, nous reproduisons en annexe seulement quelques indices de ce matraquage.Entre temps, les éminences de l’éditocratie purent, tout à loisir, condamner ce qui est condamnable en omettant consciencieusement ce qui ne l’est pas !


Condamnations


Jean-Michel Aphatie décréta que la « violence », « l’intolérance », la « haine » étaient depuis le début le cœur de la mobilisation des gilets jaunes :


Bruno Jeudy, éditorialiste de Paris-Match habitué des plateaux de BFM-TV, s’abandonna à une inhabituelle concision :


« Un degré de plus franchi dans la haine », asséna Christophe Barbier sur BFM-TV. « De la haine à l’état pur » s’indigna Alba Ventura sur RTL. « Imbécile et honteux » précisa Anne Sinclair (Huffington Post).

« Vermine », surenchérit enfin un très zélé serviteur du service public, oublieux de l’appartenance de ce lexique à la propagande d’extrême-droite dans l’entre-deux guerre :



À noter que la nuit du 20 au 21 avril porta conseil à notre vertueux penseur qui, vers 7h du matin, s’avisa qu’il valait mieux battre partiellement en retraite… dans l’intérêt de sa propre paix intérieure [1] :


Au moment où nous écrivons, les « décryptages » se poursuivent, après que Priscillia Ludosky et Jérôme Rodrigues (entre autres) [2] dénoncent « avec vigueur » les slogans invitant les policiers à se suicider « entendus très marginalement et pour la première fois lors de l’acte XXIII des gilets Jaunes, après plus de cinq mois de mobilisation [3] ».

Une fois de plus, comme ce fut le cas à propos de l’antisémitisme, on assiste ainsi à la construction d’un amalgame médiatique où quelques dizaines de manifestants deviennent, par la magie de la répétition en boucle des images, représentatifs de la totalité des gilets jaunes.

Omissions

Pourtant, s’ils en avaient pris la peine, les commentateurs patentés (dont certains se font passer pour des journalistes) auraient peut-être entendu un slogan qui s’est répandu dans les manifestations depuis plusieurs semaines. Inaudible dans la quasi-totalité…

 


Frédéric Lemaire, Henri Maler,

Acrimed