Voilà ce qui arrive lorsque l’on passe le plus clair de  son temps à insulter les gens et à critiquer l’islam en faisant passer les musulmans pour des terroristes. Voilà ce qui arrive lorsqu’on laisse des islamophobes passer à la télé 24 heures sur 24 balancer leur fiel et leur haine de l’islam ! En fin de compte, tous ceux qui ont dénoncé cette ambiance islamophobe en France en rappelant la situation des juifs durant les années 40 avaient raison puisque le responsable d’une supérette de Nîmes a osé afficher sur la vitrine de son magasin son refus de laisser des femmes voilées faire leurs courses chez lui ! Ceci rappelle les affiches de la deuxième guerre mondiale interdisant aux juifs d’accéder à certains restaurants et leurs enfants à certains parcs !

Nous y sommes ; mais nous n’avons pas le droit de le dire car l’islamophobie n’existerait pas, selon les autorités politiques et les médias !


 

Une affiche sur une vitrine d’un magasin Vival à Nîmes interdisait l’entrée aux femmes voilées.

Le groupe Casino, propriétaire de la marque condamne cette initiative personnelle qui va à l’encontre des valeurs de l’enseigne et a fait retirer l’affiche. Ce vendredi matin, la vitrine avait été caillassée.  Le parquet a ouvert une enquête pour refus illicite de vente et discrimination

« À compter de ce jour, toute personne voilée ne sera pas autorisée à rentrer dans le magasin ». Cette affiche qui a été apposée jeudi 29 octobre au soir sur la vitrine d’un magasin Vival à Nîmes a mis le feu aux poudres sur les réseaux sociaux, alors qu’un nouvel attentat à Nice venait de frapper la France.

« Le directeur lui-même a laissé ce message et dit ouvertement qu’il en assumerait les conséquences », a déclaré dans un message adressé à la rédaction de Midi Libre, Ilyes El-bir. Ce Nîmois affirme haut et fort : « Nous musulmans nous ne sommes pas des terroristes, nous musulmans n’acceptons pas tous ces drames. Nous sommes aussi Français et cet acte de racisme est inadmissible. »

Plusieurs autres personnes faisaient part de leur intention de porter plainte et d’organiser une manifestation devant le magasin.

Contacté, le directeur du Vival nîmois, restait injoignable ce vendredi matin.

Le groupe Casino, propriétaire de la marque, a réagi jeudi soir sur Twitter : « Nous venons de prendre connaissance de cette affiche, nous la condamnons avec la plus grande fermeté. Il s’agit d’une initiative personnelle qui va à l’encontre des valeurs de l’enseigne. Nous avons fait le nécessaire pour tout faire retirer. »

Ce matin, le magasin nîmois avait été caillassé et la vitrine était totalement dégradée. Ce vendredi, la justice nîmoise indiquait qu’une enquête avait été ouverte sur les menaces reçues par le commerçant sur les réseaux sociaux. Les auteurs des messages seraient en passe d’être identifiés. À ce stade, aucune information n’a filtré sur  la possible qualification  juridique du message apposé sur la devanture du magasin. Les investigations ont été confiées à la Sûreté départementale.


La police municipale effectuait une patrouille dans le secteur de la rue Bonfa ce vendredi après-midi.La police municipale effectuait une patrouille dans le secteur de la rue Bonfa ce vendredi après-midi. HOCINE ROUAGDIA

Le parquet ouvre une enquête pour discrimination et refus de vente


Ce vendredi, le parquet de Nîmes  par la voix du procureur de la République a indiqué qu’une enquête  était ouverte pour refus illicite de vente et discrimination.

Des investigations avaient par ailleurs démarré sur les menaces dont le commerçant a été l’objet et manifestement les dégradations perpétrées sur le magasin. Le dossier est confié aux policiers de la Sûreté départementale du Gard.

Dépôt de  plainte officialisé 

Ce vendredi après-midi,  Me Khadija Aoudia a  confirmé avoir déposé plainte  auprès du procureur de la République pour discrimination en raison de « de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une Nation, une prétendue race ou une religion déterminée ».


Le gérant de la supérette a affiché un communiqué interdisant l’accès à sa supérette aux femmes voilées. / CAPTURE D’ÉC RAN – TWITTER

 

RENE DIEZ ET HOCINE ROUAGDIA

Nîmes : un commerçant interdit l'accès à sa supérette aux femmes voilées en placardant une affiche

30 octobre 2020