Une professeure surveille une épreuve du baccalauréat à Strasbourg (Bas-Rhin), le 18 juin 2018. (FREDERICK FLORIN / AFP)

Cela fait très longtemps que les notes du baccalauréat sont gonflées artificiellement en France, puisque nous avons déjà eu à constater l’impensable, à savoir des notes supérieures à 20/20 ! Comment est-ce possible ? C’est d’ailleurs une directive ministérielle qui veut qu’il y ait un maximum de bacheliers chaque année alors que le niveau scolaire baisse d’année en année comme tout le monde est à même de le constater ! C’est un véritable sabotage de générations entières de jeunes Français qui entrent à l’université avec une très mauvaise préparation.


Les candidats de quatre centres d’examen de l’académie de Lille s’étaient vu confisquer à tort leur calculatrice lors de l’épreuve de physique-chimie. 

« Un véritable scandale ». Alors que les résultats du bac 2018 sont tombés, vendredi 6 juillet, le syndicat SNES-FSU à Lille alerte sur des notes gonflées pour les épreuves de sciences-physiques et de maths sans l’accord du jury. Cela concernerait, selon le syndicat, 200 élèves de Maubeuge (Nord).


Tout remonte au jour de l’examen. Les candidats de quatre centres d’examen de l’académie de Lille se sont vu en effet confisquer leur calculatrice lors de l’épreuve de physique-chimie, comme le rapportait France Bleu Nord. Pourtant, les machines à calculer étaient bien autorisées pendant l’examen. Le rectorat avait reconnu l’erreur et indiqué que les copies seraient corrigées « avec indulgence ».

« La valeur du diplôme mise en cause »

Une consigne visiblement appliquée. « Nos collègues avaient jusqu’au 3 juillet pour corriger leurs copies, explique à franceinfo Vincent Perlot, responsable du secteur lycée au SNES de Lille. La veille de la proclamation des résultats, ils se retrouvent en conseil de délibération et, là, ils se sont aperçus que les notes avaient été considérablement modifiées.»

Ainsi, selon les constatations des correcteurs transmises au syndicat, certains élèves ont vu passer leurs notes de 3 à 12 voire de 1 à 16. « On n’a même pas pris en compte les dossiers scolaires, on a modifié de manière comptable », s’indigne Vincent Perlot. Selon lui, c’est une première : « normalement, le jury est souverain ». Le SNES estime qu’il y a eu une « volonté de couvrir des erreurs, voire des incompétences ». « À notre sens, le rectorat aurait dû réorganiser des épreuves dans les mêmes conditions. Là, cela met en cause la valeur de l’examen, cela disqualifie le jury », juge Vincent Perlot.

Valérie Cabuil, la rectrice de l’académie, a décidé, vendredi, de réunir à nouveau les jurys, lundi 9 juillet, afin de « leur permettre de réexaminer, le cas échéant, les notes attribuées à chacun de ces candidats ». Les notes définitives seront données aux élèves lundi soir, a indiqué le rectorat, soulignant qu’un numéro spécial a été mis à disposition des élèves et des familles pour les tenir informés. « Il n’y a pas de raisons que les notes soient bouleversées » lundi, a toutefois prévenu Valérie Cabuil.