Cet énième scandale de violences policières, une énième bavure des forces de l’ordre contre les manifestants Gilets jaunes, commis de surcroît par les voltigeurs, rappelle la triste affaire du jeune Malik Oussekine, un étudiant de 22 ans tué en décembre 1986 au cours d’une manifestation ! Encore une fois, la seule attaque que tout le monde a pu constater ce 1er Mai 2019 est bien une attaque contre la vérité qui a été mise à mal et littéralement triturée par une classe médiaticopolitique enragée. Une seconde attaque a donc pu être constatée ce 1er-Mai, commise contre cet étudiant en médecine africain qui rentrait tranquillement chez lui, dans sa cité universitaire, et qui s’est vu tabassé par les voltigeurs qui n’ont même pas pris le soin de vérifier son identité ! On imagine qu’une enquête de l’IGPN va s’ajouter aux centaines d’autres enclenchées depuis le mois de novembre et qui n’aboutissent absolument à aucun résultat probant !


Le 1er Mai, à la Pitié-Salpêtrière, Amadou, un étudiant de 23 ans, a été frappé sans explication par quatre policiers au sein même de sa résidence universitaire.

Une « intrusion violente », et bien réelle celle-là, qui a été passée sous silence.

Amadou* a désormais retenu la leçon : il ne faut jamais parler trop vite un 1er Mai à Paris. Cet étudiant de 23 ans ne manifeste jamais, mais avait juré à ses proches qu’il ne risquait rien comme résident, sur le passage du cortège. Quand sa mère l’a appelé dans l’après-midi pour s’inquiéter des images de violences qui tournaient en boucle sur les chaînes d’infos, Amadou s’est voulu rassurant : « Ne t’en fais pas, je vis dans un hôpital. » Réponse pleine de bon sens quand on est logé en dans l’enceinte de la Pitié-Salpêtrière. […]

 

Photo d’illustration : hôpital universitaire de la Pitié-Salpêtrière – AFP

Mediapart