Le goût pour l’ivresse est féminin, l’ivresse des sens, de la démesure… Le goût pour la sagesse, pour la mesure, est masculin. L’ivresse a besoin de sagesse. Et la sagesse a besoin d’ivresse.

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Morale de femme : tomber amoureuse de tueur en série et se marier avec.
Morale d’homme : attraper les tueurs en série et les tuer.

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Politique de femme : il faut pardonner à Satan, par l’amour et pour l’amour, car l’amour doit triompher.
Politique d’homme : pas de femmes en politique.

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Justice de femme : il faut abolir toute punition, tout châtiment, toute sanction, toute expiation, toute souffrance, tout pleur… il faut abolir l’Enfer.

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Seuls les hommes comprennent la grande nécessité de l’Enfer, la grande sagesse de l’Enfer.

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Ce n’est pas que la femme ne croit pas en l’Enfer, elle ne peut le concevoir.

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Le seul Enfer que la femme connaisse c’est la logique.

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Être femme c’est haïr la logique.

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Être homme c’est aimer la logique. La grande logique. La logique divine. Ou la bonne vieille logique du poing dans la gueule.

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Sagesse de femme : souffrir l’amour jusqu’à en mourir.
Sagesse d’homme : ne concevoir l’amour que comme le repos du guerrier. Thésée et Antiope.

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La femme c’est l’ivresse des sens, l’ivresse des rêves… L’homme c’est l’harmonie de l’esprit après une bonne guerre. Ou une bonne bière.

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De la jubilation du jeu à la tragédie du je… de l’enfant à l’adulte.

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Puisque l’arbre de vie c’est la vie, alors l’arbre de science c’est la mort. L’arbre de vie ne détruira pas l’arbre de science. Il nous faut donc sortir de l’arbre de science.

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La femme ne s’accomplit qu’en accomplissant l’œuvre de Dieu : donner la vie, faire rayonner la vie, et faire de bons petits plats. L’homme ne s’accomplit qu’en élucidant l’énigme de la logique, l’énigme de la science. Ou l’énigme de la défaite de Mike Tyson face à Buster Douglas.

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Gouvernance d’homme : on ne gouverne pas avec des sentiments mais avec de la logique froide.
Gouvernance de femme : on ne gouverne pas avec de la logique mais avec des sentiments, y compris les plus cruels.

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La psychologie est la philosophie des femmes. Lou Andreas-Salomé…

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L’homme véritable est celui qui se libère de la philosophie. Nietzsche y était presque parvenu… se libérer en Lou…

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À quoi bon une femme chef d’Etat-Major des armées si quand on rentre la soupe n’est pas chaude.

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Rêve suprême de femme : faire entendre l’amour en plein chaos.
Aspiration suprême d’homme : faire triompher l’ordre de la sagesse sur les rêves. Et avoir une belle bagnole.

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Dans rêve, il y a Ève. Dans revers aussi.

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Certes, il y a du masculin dans Satan, l’ivresse du pouvoir, de la guerre, mais j’y vois aussi du féminin, l’ivresse des sens, la dissimulation, la séduction, les simulacres, les artifices…

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Soyons raisonnable, la femme n’est pas un serpent, le serpent a un sang froid inébranlable, et il n’est sujet à aucune démesure. Il manque quelque chose au serpent pour qu’il incarne la sagesse suprême : le don. Le serpent ne donne rien !

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Chemin de femme : triompher de la haine par l’amour. Ou crever les yeux de son ennemi avec les ongles.
Chemin d’homme : triompher de l’orgueil par la sagesse. Ou casser les dents de son ennemi avec la tête.

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Femme : aimer la vie mortelle jusqu’à entrevoir la sagesse.
Homme : aimer la sagesse jusqu’à entrevoir la vie immortelle. Ou bien aller au bordel.

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Les femmes enragent de ne pouvoir comprendre la logique des sentiments, mais il n’y a pas de logique des sentiments ! Comme il n’y a pas de logique dans la guerre.

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La femme ne respecte que l’homme qui a triomphé de Lilith. Mais un homme peut-il en triompher !… Thésée l’Athénien ?

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Lou fut la Lilith de Nietzsche, la Lilith de l’élite.

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Pour conquérir Lou Andreas-Salomé, Nietzsche aurait été mieux avisé de s’inspirer de Thésée, le roi vainqueur et unificateur, plutôt que du si féminin et si destructeur Dionysos… d’autant que Dionysos est Osiris, et Osiris est Caïn… Et Caïn est Israël.

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Nietzsche a vu l’humain trop humain des idéalistes, mais pas le féminin trop féminin chez Dionysos.

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Caïn était si féminin, le pire du féminin… la démesure, la jalousie meurtrière… Dans l’histoire, Abel est homme, Caïn femme.

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Tout comme Caïn avait pour dieu Satan-le-jaloux, Israël avait pour dieu Yahvé-le-jaloux, le dieu jaloux d’Israël. Il n’y avait ni jalousie, ni démesure chez Adam, l’être humain. À l’évidence, Yahvé n’était pas le dieu d’Adam.

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Être humain c’est faire triompher la sagesse. La femme féconde et fait vivre la sagesse, dans le meilleur des cas.

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Être masculin c’est dominer l’émotion. L’émotion étant féminine.

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Ce malheureux Nietzsche voyait en Socrate le ferment de la décadence grecque. Je pencherais plutôt vers Aspasie… Oui, Aspasie la courtisane qui apprit à Socrate l’art de la réthorique… en plus de l’apprendre à Péricles, son époux, ou quasi-époux.

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Aspasie avait réussi à convaincre Socrate « qu’entre la vertu des femmes et la vertu des hommes, il n’y a pas de différence ». Quelle folie ! Le poète Callias y voyait une dangereuse lubie et il avait raison. La vertu des femmes consiste à porter la vie et à la faire croître, inclinant ainsi à la démesure, aux excès. La vertu de l’homme consiste à faire triompher la mesure, la sagesse. Politique primordiale.

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La frénésie conceptuelle sans issue de Socrate tranche avec la souveraineté intellectuelle de Parménide, qui n’avait jamais connu Aspasie. Cette souveraineté intellectuelle est l’indice de la sagesse primordiale, que la philosophie, à partir de Socrate, a détruit. Et la fabuleuse boîte à outils d’Aristote n’y a rien changé.

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Socrate a subvertit la recherche de la sagesse, il en a fait un vice, un vice qui consiste à vouloir saisir la sagesse, en décortiquant les mots.

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Faisons de la recherche de la sagesse une vertu, une vertu qui consiste non pas à saisir la sagesse mais à s’y baigner, comme on se baigne dans l’océan, au fond limpide de l’océan infini et vivant de l’Être, sans nous préoccuper de nommer les formes multiples et éphémères des vagues à la surface lointaine.

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Marxisme et capitalisme sont autant nuisibles l’un que l’autre, et ils sont même si proches l’un de l’autre qu’ils se complètent (Klaus Schwab… ), tous deux idéalisent la matière jusqu’à la faire précéder l’esprit, jusqu’à la faire précéder l’être. Idéaliser la matière, voilà les égouts de la philosophie.

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Athénée de Naucratis mettait carrément sur le dos d’Aspasie le déclenchement des guerres du Péloponnèse ! Guerres qui comme chacun sait causèrent l’effondrement de la civilisation grecque. Selon Athénée, de jeunes Athéniens ivres enlevèrent Simœtha, courtisane de Mégare ; « pour se venger, ceux de Mégare enlevèrent deux des suivantes d’Aspasie, et Péricles, qui était tout à fait dans les intérêts d’Aspasie, fit traiter Mégare d’une manière si dure que cette ville fut obligée d’implorer le secours des Lacédémoniens »…

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À force de singer l’homme, la femme deviendra non pas homme mais guenon !

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Le paradis des femmes devient vite un enfer s’il est dirigé par des femmes.

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