Premièrement, parce que tous ceux qui veulent imposer une universalité sont des menteurs et des escrocs, notamment dans ce domaine précis des retraites. Effectivement, il est impossible de rendre cette universalité réelle sans léser un grand nombre de retraités puisque les carrières sont totalement différentes, les métiers et les difficultés également, sans oublier le cas des mamans, notamment celles qui voudront faire plusieurs enfants… ; bien au contraire, au lieu de rendre tout universel, il faut adapter les situations à chaque corps de métier. Deuxièmement, pourquoi rendre universel des caisses de retraite de professions libérales qui sont parfaitement autonomes et très bien gérées comme celle des avocats ou celle des chirurgiens-dentistes ! Depuis quand réforme-t-on un système qui fonctionne très bien ? Troisièmement, à partir du moment où un politicien va vous parler d’universalité pour rendre le système plus « juste » et plus « fraternel », vous pouvez être sûrs qu’il s’agit là d’une arnaque, c’est une question d’expérience.

Enfin, pour être complet, tout cela ne peut servir que les intérêts du grand capital, des banksters et autres fonds de pension vautours qui s’en lèchent les babines.


« Nos caisses sont autonomes et pérennes » : pourquoi les professions libérales font grève contre la réforme des retraitesC’est une question d’expérience

Ces derniers jours ont été particuliers pour Peggy d’Hahier et ses patients. L’infirmière libérale de 49 ans, exerçant à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), en banlieue parisienne, est en grève depuis le 3 janvier. « Nous sommes soumis à la continuité des soins, donc je consulte toujours à domicile, mais je refuse tout nouveau patient, explique-t-elle. Et nos permanences de soins, sans rendez-vous le matin et l’après-midi, sont fermées. »

Pour la première fois, Peggy d’Hahier et ses pairs ont débuté un mouvement de grève de plusieurs jours contre la réforme des retraites, initié par le Collectif SOS Retraites. « Nos caisses sont autonomes, auto-financées, auto-gérées, bénéficiaires, solidaires et pérennes : nous avons 60 ans de réserve devant nous, insiste l’infirmière. Nous n’avons aucune place dans cette réforme. » 

Depuis vendredi et au plus tôt jusqu’à la semaine prochaine, 16 professions libérales rassemblées dans ce collectif se mobilisent contre le projet, réclamant le maintien de leurs régimes autonomes. Infirmiers, orthophonistes, experts-comptables ou stewards… Plusieurs grévistes racontent à franceinfo cette nouvelle mobilisation « glissante » qui touche les secteurs de la santé, du droit ou encore du transport aérien.

« Nous avons des régimes équilibrés ! »

Une grève « glissante », car les professions libérales réunies au sein du collectif SOS Retraites se relaient, depuis vendredi, dans cette mobilisation. Si des personnels navigants sont ainsi en grève depuis lundi, et jusqu’à jeudi, d’autres ont cessé de travailler entre vendredi et lundi dernier. C’est le cas de kinésithérapeutes comme François Randazzo, exerçant à Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes) et président du syndicat Alizé. « J’ai reporté les prises en charge d’une quarantaine de patients » avant de reprendre son activité mardi, détaille le soignant. C’est la première fois qu’il se mobilise plusieurs jours contre le projet de réforme des retraites…