Cette crise sanitaire aura permis de révéler des personnalités uniques ayant fait preuve d’un courage exceptionnel comme le professeur Christian Perrone qui s’attaque désormais frontalement au lobby de l’industrie pharmacochimique de Big Pharma ! On espère que cette personnalité importante va inspirer d’autres personnes et donner du courage à d’autres professionnels de santé qui vont enfin sortir de leur réserve et s’attaquer une bonne fois pour toutes à ce cancer qui ronge la médecine française et mondiale.


Chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de Garches, le professeur Christian Perronne rencontre un succès de librairie avec son livre sur la gestion du Covid-19, « Y a-t-il une erreur qu’ils n’ont pas commise ? ».

Il a récemment créé la polémique en affirmant que 25 000 morts auraient pu être évités avec l’hydroxychloroquine et en accusant des confrères d’être achetés par l’industrie pharmaceutique.

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre, qu’on ressent comme un coup de colère ?

J’ai présidé pendant quinze ans la Commission spécialisée Maladies transmissibles (CSMT), ce qui est devenu le Haut Conseil de la Santé publique (HCSP). J’ai géré des crises sanitaires avec plusieurs cabinets de ministre, j’ai connu ça de l’intérieur. Et là, ce qui m’a effaré, c’est que les responsables n’ont rien fait. Ou, quand ils le faisaient, c’était à retardement.

C’est vrai que j’ai de la colère maintenant, parce qu’on n’aurait jamais dû avoir 30 000 morts [du coronavirus en France, NDLR]. Selon les chiffres de l’ECDC (European Centre for Disease Prevention and Control) de Stockholm, la France est championne du monde du taux de létalité : 18,4 % contre 3,8 % au Portugal et 5 % aux États-Unis [certains experts ont souligné que le taux de létalité de la France était d’autant plus élevé que seuls les cas les plus graves avaient été testés]. La France a géré cette épidémie sans masques, sans diagnostic, sans traitement.

Dans votre livre, vous êtes très sévère avec les responsables politiques. Est-ce que ce n’est pas un peu facile quand on n’est pas aux manettes ?

Si je n’avais rien dit pendant toute l’épidémie, je comprendrais qu’on me fasse passer pour un donneur de leçons. Mais je n’ai pas changé de discours. Je n’ai jamais dit que ça allait être une « grippette » ou qu’il y aurait 1 million de morts. Dès […]


Photo d’illustration : Le professeur Christian Perrone. (Bruno Coutier via AFP)

Caroline Michel-Aguirre

L’Obs

26 juin 2020